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Maladie de Parkinson : l’activité physique pourrait ralentir le déclin moteur et cognitif

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Une étude longitudinale publiée le 7 octobre 2026 dans la revue Neurology révèle qu’une activité physique régulière est associée à un déclin cognitif et moteur plus lent chez les patients atteints de la maladie de Parkinson à un stade léger à modéré.

Les patients suivis sur une période pouvant aller jusqu’à sept ans ont montré des bénéfices tangibles lorsque leur niveau d’activité physique dépassait quatre heures par semaine. Les bénéfices les plus marqués ont été observés chez les individus pratiquant plus de huit heures d’activité modérée à vigoureuse chaque semaine.

L’évaluation de la mobilité sur sept ans

Chaque année, l’état clinique des participants a fait l’objet de tests évaluant les capacités cognitives ainsi que la sévérité des symptômes moteurs.

Pour mesurer l’évolution des capacités de réflexion et de mémorisation, les chercheurs ont utilisé un test dont la note variait de zéro à 30, où les scores les plus bas traduisaient les difficultés les plus prononcées. En comparaison, le groupe intermédiaire a reculé de 0,225 point, tandis que le groupe le plus actif a affiché une baisse minime de seulement 0,783 point.

Les symptômes mesurés par l’échelle MDS-UPDRS

Les scores moteurs ont été évalués pendant que les patients se trouvaient dans l’état “on” sous médication.

Les données chiffrées illustrent un contraste net entre les différents profils d’activité physique :

  • Le groupe cumulant moins de quatre heures d’exercice par semaine a vu sa cote augmenter de 0,143 point par an.
  • Le groupe intermédiaire, actif entre quatre et huit heures hebdomadaires, a enregistré une diminution des scores de 0,225 point par an.
  • Le groupe ayant dépassé huit heures d’activité par semaine a affiché une baisse notable de 0,783 point par an sur ladite échelle.

Ces observations suggèrent une corrélation directe entre la durée globale des mouvements et le ralentissement des limitations physiques, ainsi que l’ont documenté les investigateurs de l’étude parue dans Neurology.

Les mécanismes biologiques observés

L’équipe scientifique à l’origine des travaux indique que l’étude observe une association statistique, mais n’établit pas un lien de causalité direct prouvant que le sport enraye l’évolution de la pathologie. Les participants ayant complété les questionnaires d’activité physique de manière déclarative, une marge d’erreur inhérente à la subjectivité des rapports individuels subsiste.

Par ailleurs, les travaux menés par l’équipe de Dong-Woo Ryu, MD, PhD, de l’Université de Cincinnati dans l’Ohio, appellent à la prudence, les volontaires disposant initialement de facultés cognitives relativement préservées au démarrage du protocole.

Alberto J. Espay a indiqué : « Une amélioration du flux sanguin, une réduction de l’inflammation et une plus grande capacité d’adaptation synaptique pourraient soutenir les réseaux cérébraux impliqués à la fois dans le mouvement et la cognition. »

Du point de vue de la prise en charge clinique, ces résultats renforcent l’intérêt d’encourager la persistance de l’effort physique dans la durée pour les patients atteints de troubles neurodégénératifs, bien que le suivi de sept ans publié dans Neurology demeure une étape nécessitant des investigations randomisées complémentaires pour confirmer l’impact fonctionnel au quotidien.

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