«De l’humour et de l’humeur», promettait France Inter fin juin, pour annoncer l’arrivée de Maïtena Biraben à l’antenne. En cette veille de rentrée, on ne doute pas que la journaliste, qui a fait ses premiers pas à la TSR, relèvera le pari en y insufflant une énergie phénoménale et une lumineuse sagacité. Elle nous livrait les figures qui font crépiter son ciel début juillet, au lendemain de ses 59 ans, en micro-pause au bord du lac de Constance, mais déjà pendue au téléphone pour préparer le marathon. Elle continuera aussi de piloter Mesdames, son média dédié aux femmes de plus de 45 ans, lancé en 2024, et qui cartonne, ainsi que sa société de production.
Il y a quelques mois, Maïtena Biraben confiait avoir découvert à 57 ans qu’elle était atteinte d’un trouble du spectre autistique. Une révélation et une relecture de sa vie, avec enfin le bon éclairage. Fonceuses, ses étoiles lui ressemblent. Après nous les avoir livrées, elle rappelle pour ajouter une dernière remarque qu’on est heureuse d’entendre, car elle nous interpellait aussi: «A 59 ans, dans les médias, ce sont les hommes qui trouvent du travail, pas les femmes. On m’a offert un travail, en plus du mien, à 59 ans, et je suis une femme. Il se passe des choses pour moi, mais j’aimerais bien qu’il s’en passe aussi pour nous toutes.» Inventaire de ses comètes.


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