Un mois après le viol et le meurtre de la petite Lyhanna, Gérald Darmanin a annoncé que 88.000 plaintes pour des violences sexuelles contre des enfants sont réexaminées par la police. C'est 20% de plus que ce qui avait été demandé à l'origine. Pourtant, la date butoir, celle du 14 juillet prochain, ne change pas.
L'affaire a pris une tournure politique. La mort de la petite Lyhanna a ému la France entière et le gouvernement a tenu à réagir. Ainsi, quelques jours après le drame, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, avait promis la réexamination de 70.000 dossiers en cours impliquant des enfants.
Mais ce chiffre a été revu à la hausse. Le ministre de la Justice a ainsi confirmé qu'il s'agissait désormais de plus de 88.000 plaintes.
Plus d'un millier de personnes interpellées
Parmi elles, 7.452 dossiers concernent des accusations de crimes. C'est-à-dire des faits de viols, pour lesquels les auteurs présumés sont connus de la justice.
C'est donc 20% de plaintes en plus à traiter dans les tribunaux. Mais la date pour réexaminer toutes ces affaires ne change pas, il s'agit toujours du 14 juillet. Depuis l'affaire Lyhanna, au moins 1.243 suspects présumés cités dans une affaire d’agression sexuelle sur mineur ont été interpellés et 134 ont été placés en détention provisoire.
Gérald Darmanin, qui concède que son ministère manque "structurellement de moyens", défend depuis ce mardi son projet de loi sur la justice criminelle, projet qui avait été rejeté en commission.
Le texte prévoit de "développer les cours criminelles départementales, dont l’activité principale est de juger les affaires de viols", avec notamment la création de soixante instances en France.


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