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Six ans de prison ferme avaient été requis lors du procès fin avril à l’encontre de cet homme de 53 ans pour des faits commis entre 2014 et 2018.
Un ancien gendarme, devenu inspecteur à l'enfance, a été condamné lundi à quatre ans de prison par le tribunal judiciaire de Lorient pour des agressions sexuelles sur des jeunes femmes. Six ans de prison ferme avaient été requis lors du procès fin avril à l'encontre de cet homme de 53 ans pour des faits commis entre 2014 et 2018.
Sa condamnation a été assortie d'un mandat de dépôt à délai différé. L'ancien gendarme ne pourra pas entrer en contact pendant trois ans avec la principale plaignante et se voit interdit d'exercer toute activité salariée ou bénévole au contact régulier de mineurs pendant dix ans.
Le quinquagénaire accueillait des bénéficiaires de l'aide sociale à l'enfance seul dans son bureau. Il pouvait faire des réflexions sur leur physique, leur tenue ou leur éventuel copain, leur proposer d'aller boire un verre, leur faire des cadeaux, leur rendre visite au matin à leur appartement ou encore leur promettre, dans le cadre de l'aide sociale, une aide pécuniaire ou l'affectation d'un logement.
L’ancien inspecteur n’a pas reconnu les faits reprochés
Les déclarations de ces six parties civiles - auxquelles se sont jointes deux éducatrices ainsi qu'une ex-compagne du prévenu, violentée - sont demeurées constantes tout au long de la procédure comme durant le procès. À l'audience, l'ancien inspecteur n'avait pas reconnu les faits reprochés. Tout juste a-t-il regretté d'avoir créé «de l'anxiété et du mal-être» chez ces jeunes majeures auprès de qui il était, selon lui, «trop impliqué».
Mais il affirme que, derrière cette «posture professionnelle pas adaptée», il n'y avait aucune «intention sexuelle ou de séduction». La procureure de la République de Lorient, Laëtitia Mirande, avait pointé les caractères «sexiste, mensonger et manipulateur» du mis en cause. Il devra verser 10.000 euros au titre du préjudice moral à la principale victime agressée, 3800 euros à son ancienne compagne et un euro au conseil départemental du Morbihan, son ancien employeur, qui s'était constitué partie civile.


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