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Loire-Atlantique : violent avec sa compagne et connu pour « faire régner la terreur dans le voisinage »

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Un homme de 29 ans a été condamné à Nantes à deux ans de prison pour avoir exercé des violences sur sa compagne, à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.

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L'homme est retourné en prison à l'issue de l'audience au tribunal correctionnel de Nantes, mardi 15 mars.

L’homme est retourné en prison à l’issue de l’audience au tribunal correctionnel de Nantes. ©Hervé PINSON / Le Courrier du Pays de Retz / archives

Par Rédaction Courrier du Pays de Retz Publié le 15 janv. 2026 à 20h32

Un homme de 29 ans qui comptait retourner vivre à Cognac (Charente) a été condamné à deux ans de prison ferme et maintenu en détention, mercredi 7 janvier 2026, après les « violences habituelles » qu’il avait fait subir à sa compagne à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, rapporte l’agence Presspepper.

Le prévenu avait en effet déjà été condamné le 3 juillet 2025 par le même tribunal pour des « faits identiques », avait-il été rappelé dès le début de son procès en comparution immédiate.

Le 11 novembre 2025, il était revenu chez Emma (prénom d’emprunt), mère d’un enfant, en menaçant de la « tuer » et de « brûler » sa maison « avec elle, son fils et le chien à l’intérieur », a résumé la présidente du tribunal. Il avait au préalable « arraché un volet » et « enfoncé la porte » car il la soupçonnait de le « tromper » avec un de ses anciens codétenus.

Insultes et violences

Cette femme qui a « tellement besoin d’être aimée » et qui « tombe très vite amoureuse » avait donc été entendue par les gendarmes, tout comme son petit garçon.

L’enfant avait ainsi pu rapporter les « insultes » que cet homme « méchant » proférait à sa mère et qui est connu localement pour « faire régner la terreur dans le voisinage » , a expliqué la magistrate à ses deux assesseurs.

L’ami « et ex-codétenu » du prévenu avait d’ailleurs confirmé l’avoir vu « étrangler » et « mordre » Emma.

Les voisins de la victime avaient eux aussi dit aux gendarmes entendre « régulièrement des cris et des pleurs » dans la maison de la mère de famille.

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Pour sa défense, le suspect avait mis en garde les militaires contre cette « manipulatrice » qui « ne paye pas de mine » et qui « semble parfaite » à première vue.

« Il est rare d’avoir un dossier aussi fourni en matière de violences conjugales »

« Ses voisins, ce sont tous ses anciens amis de collège, c’est donc normal qu’ils soient tous d’accord avec elle » , a ajouté le prévenu mercredi 7 janvier, lors de son procès au tribunal correctionnel de Nantes.

Ce père de deux enfants – « dont un décédé » , a précisé la présidente du tribunal correctionnel de Nantes, ce qui l’a « profondément touché » – a par ailleurs admis sans difficulté avoir « un problème avec l’alcool ». Se disant « SDF », le prévenu comptait « retourner en Charente » pour aller voir son fils.

« Moi, j’irai m’installer à Angoulême : c’est à une heure » , avait-il expliqué aux juges nantais.

Pour protéger sa cliente, l’avocat de la partie civile voulait en tout état de cause « une interdiction de paraître à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu » – voire « pourquoi pas à tout le 44 » – et un bracelet antirapprochement (BAR).

« Il est rare d’avoir un dossier aussi fourni en matière de violences conjugales… Mais comme madame avait déjà été victime à plusieurs reprises de monsieur, elle a pensé à documenter son dossier en prenant des photos de ses blessures », avait expliqué la procureure de la République.

Une « peine lourde »

Pour la mettre à l’abri de cette « dangerosité assez extrême », la représentante du parquet avait donc requis trois ans de prison ferme, un maintien en détention « bien évidemment » et un an de prison avec sursis probatoire.

« C’est une peine lourde, j’en ai bien conscience, mais c’est la seule qui lui permette de se sevrer de l’alcool », avait jugé la représentante du ministère public.

« Ce n’est pas facile de défendre monsieur quand on se saborde tout seul à l’audience », avait soupiré de son côté l’avocat du prévenu, Me Martin Guichardon.

Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement prononcé deux ans de prison ferme et un an de prison avec sursis probatoire pour son client : pendant deux ans, il aura obligation de soigner ses addictions à l’alcool et aux stupéfiants et, pendant trois ans, interdictions de recontacter la victime et de remettre les pieds en Loire-Atlantique. Il va pour cela être équipé d’un bracelet antirapprochement.

Quatre mois de prison, sur les douze initialement prononcés avec sursis par le tribunal correctionnel de Saintes (Charente-Maritime) en octobre 2023, ont aussi été révoqués.

Le prévenu sera enfin inéligible pendant cinq ans et sera fixé sur le montant des dommages et intérêts qu’il devra verser à la mère de famille le 3 septembre 2027.

Dans l’immédiat, il devra lui verser une première provision de 2000 € à la victime et 1 000 € à son fils « fragile donc vulnérable ».

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