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ENTRETIEN - L’ancien premier ministre socialiste est mort, dimanche, à l’âge de 88 ans. Le politologue Gilles Finchelstein, qui a participé à la rédaction du programme de Lionel Jospin en 1995 et en 2002, se souvient d’un «réformiste de gauche» qui, lors de l’affaire de Creil en 1989, a misé sur l’intégration contre le droit.
Passer la publicité*Gilles Finchelstein est secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès. Il a notamment participé à la rédaction du programme de Lionel Jospin pour la présidentielle de 1995 et celle de 2002.
LE FIGARO. - Vous avez travaillé avec Lionel Jospin. Quels souvenirs gardez-vous de lui ? Que l’histoire retiendra du jospinisme ?
Gilles FINCHELSTEIN. - J’ai travaillé avec lui lors de l’élection présidentielle de 1995, celle de 2002, et lors des élections législatives de 1997. En 1995, j’ai participé à la rédaction des discours et de son programme avec Vincent Peillon et en 2002, avec Pierre Moscovici. En 1997, j’ai contribué à la fois au travail intellectuel et à l’argumentaire de campagne. C’était un homme rigoureux, d’une grande exigence intellectuelle, sans aucun doute. Mais en privé, je l’ai trouvé agréable, souvent même drôle.
Lionel Jospin restera une conscience politique pour la gauche, mais aussi une conscience démocratique pour le pays. Son quinquennat reste un souvenir très différencié…


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