NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La santé mentale mérite un véritable débat, mais les applaudissements brouillent singulièrement le message.
Une haie d’honneur pour Lindsay Clancy
Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une longue file de femmes vêtues de rose, massées le long de la route. Lorsque le fourgon transportant Lindsay Clancy approche, le rassemblement présenté comme silencieux devient nettement plus sonore : bras levés, applaudissements et cris accompagnent son arrivée.
Selon Associated Press, les participantes arboraient des messages tels que « She Needed Help », « Peace for Lindsay » ou « Justice for Lindsay ». Certaines avaient traversé plusieurs États pour rejoindre cette opération baptisée « Stand in Peace for Lindsay ».
La mobilisation devait attirer l’attention sur les troubles psychiatriques après un accouchement et sur les carences du système de soins américain. Sujet sérieux, incontestablement. Mais entre réclamer une meilleure prise en charge des mères et acclamer personnellement une femme qui reconnaît avoir tué ses trois enfants, une frontière semble avoir été discrètement rangée au vestiaire.
Lindsay Clancy (celle qui a buté ses 3 enfants suite à « une crise ») arrive au tribunal avec haie d’honneur féministe pic.twitter.com/IQHWLK6Uk6
— Le Quoicoubologue (@quoicoubologue) August 20, 2026
La défense invoque une psychose post-partum
Lindsay Clancy ne conteste pas les faits. Le 24 janvier 2023, elle a étranglé Cora, Dawson et Callan dans leur maison de Duxbury, avant de se jeter d’une fenêtre. Devenue paralysée, elle comparaît devant la Plymouth Superior Court et plaide l’absence de responsabilité pénale.
Son avocat, Kevin Reddington, affirme qu’elle traversait une psychose post-partum, aggravée par un trouble bipolaire non diagnostiqué et une accumulation de traitements psychiatriques. Plusieurs proches et médecins ont décrit une femme en détresse, qui avait demandé de l’aide avant le drame. Sa mère a notamment témoigné que Lindsay Clancy lui avait confié avoir des pensées dans lesquelles elle faisait du mal aux enfants.
Ces éléments sont au cœur du procès et devront être appréciés par le jury. Une maladie psychiatrique grave peut supprimer le discernement. Elle ne transforme toutefois pas automatiquement l’accusée en héroïne militante, encore moins en vedette accueillie sous les bravos.
Les enfants effacés derrière la cause
L’organisatrice Renee Kimball a déclaré à Court TV : « Nous sommes là, nous t’entendons, nous te comprenons, et chacune d’entre nous aurait pu être assise à ta place. » Une formule spectaculaire qui résume le problème. La solidarité collective s’appuie ici sur le sexe de l’accusée, jusqu’à identifier des centaines de femmes à une mère poursuivie pour trois meurtres.
Pendant ce temps, l’accusation soutient que Lindsay Clancy aurait organisé le départ de son mari pour aller chercher un repas et des médicaments avant de tuer les enfants. Les procureurs évoquent un acte préparé et contestent la thèse d’une perte totale de contact avec la réalité. La défense répond qu’un comportement apparemment organisé n’exclut pas la psychose.
C’est précisément à la justice de trancher. Mais devant le tribunal, la nuance avait déjà perdu son procès. Le mouvement venu dénoncer l’invisibilisation des femmes a réussi un tour de force : faire disparaître Cora, Dawson et Callan une deuxième fois.


1 week_ago
78





















.jpg)






French (CA)