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Par Linda Kebbab
Publié le 28/08/2026 à 08h30, mis à jour le 28/08/2026 à 09h02
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FIGAROVOX/TRIBUNE - La censure du dispositif d’anonymisation-pseudonymisation des policiers et gendarmes en procédure pénale, inscrit dans la loi Ripost, expose inutilement les policiers, dénonce la secrétaire nationale du syndicat de police UN1TÉ.
Passer la publicitéLinda Kebbab est secrétaire nationale du syndicat de police UN1TÉ et vice-présidente du think-tank Initiative sécurité intérieure. Elle a publié Gardienne de la paix et de la révolte (Stock, 2020).
Le Conseil constitutionnel a annulé d’un trait le dispositif d’anonymisation-pseudonymisation des policiers et gendarmes en procédure pénale, inscrit et voté dans la loi Ripost. Neuf conseillers, dans un bureau du Palais-Royal, ont décidé que mes collègues continueront de signer leurs procès-verbaux de leur nom et prénom, alors que c’est déjà bien plus qu’il n’en faut pour être retrouvé. Ma réaction ? Le sentiment d’une déconnexion totale avec ce que vit un policier au quotidien.
Le Conseil constitutionnel reproche au dispositif de pouvoir «être mis en œuvre dans toute procédure pénale», sans «autorisation préalable du supérieur hiérarchique» ni «décision motivée en précisant les raisons». Les «Sages» jugent donc anormal qu’un policier n’ait pas à se justifier, à mendier le soutien de sa hiérarchie…


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