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Le projet de l'organisme Logement humain, adapté, novateur (HAN) ne verra pas le jour au centre-ville d’Edmundston. Les logements pour personnes handicapées seront plutôt construits dans le quartier Saint-Jacques. Au cours du processus de transfert du terrain du parc Jeanne-Vienneau, la Ville et l'organisme à but non lucratif ont pris connaissance d'une clause limitative datant des années 60 les empêchant d’aller de l’avant à cette adresse.
La Ville avait acheté ce terrain, le parc Jeanne-Vienneau, des mains du ministère de l’Éducation dans les années 60. En signant, la Municipalité acceptait que le terrain serve uniquement pour les jeunes. Même si on vend ou donne le terrain, la clause s'applique.
On a fait une demande auprès du ministère de l'Éducation pour renoncer et le ministère nous a annoncé qu'il n'était pas prêt à renoncer à cette clause-là, a expliqué le maire d'Edmundston, Eric Marquis.
La parcelle a entre autres servi de terrain de baseball, de terrain de soccer et même de patinoire en hiver. Cependant, elle est inutilisée depuis plusieurs années.
Ce terrain semblait l’endroit idéal pour construire les 24 logements adaptés pour des personnes vivant avec un handicap physique ou intellectuel, puisqu'il était central et à proximité des services.
La Ville trouve un plan de rechange
Edmundston s’est mis à la recherche d’un autre terrain et a ciblé celui sur la rue Paul-Grondin à Saint-Jacques, à côté du Palladium.
Le parc à chiens qui s’y trouve sera déménagé derrière l’aréna. Une modification de zonage a été enclenchée, mardi soir, lors de la réunion publique du conseil municipal.
Johanne Blanchette, d’Edmundston, pourrait bénéficier d’un logement HAN, car elle se déplace en fauteuil roulant. Elle se réjouit qu'une solution ait été trouvée, mais estime que le terrain du centre-ville était plus commode.
C'est loin des services, de mon travail. On n’a pas les moyens tant que ça. Après que tu as payé ton loyer, l'électricité, je trouve que c'est loin du centre-ville, estime-t-elle, en envisageant les frais à payer pour utiliser des services de transport collectif, comme Flex Go.

Johanne Blanchette éprouve certaines inquiétudes face au projet dont elle pourrait bénéficier.
Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé
Les travaux de construction devraient commencer en septembre.
Roger Daigle, père d’un adulte à besoins particuliers et instigateur du projet, a appris mardi que celui-ci serait finalement réalisé à Saint-Jacques, à proximité de son lieu de résidence. C'est un bon choc. C'est un événement inattendu, se réjouit-il.

Roger Daigle réside dans le quartier Saint-Jacques.
Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé
Ces changements n'occasionneront aucun retard, selon le maire. Une séance d’information aura lieu le 27 juillet prochain à 19 h à la caserne de Saint-Jacques pour répondre aux questions de la population.
En ce qui concerne le parc Jeanne-Vienneau, la Ville espère que le ministère de l’Éducation changera son fusil d’épaule et renoncera à la clause pour éventuellement y construire des logements, dans une deuxième phase du projet.


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