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La Commission du travail du Manitoba a déterminé que l'ensemble des services de Dynacare constituent des services essentiels. En cas de grève, les employés devront continuer à exécuter l'ensemble de leurs tâches habituelles liées aux prélèvements et aux analyses médicales.
Les employés de Dynacare ne pourront plus entrer en grève comme ils l’ont fait pendant quelques heures, le 8 septembre dernier. Ce jour-là, ils avaient temporairement arrêté le travail, avant que la Commission du travail du Manitoba ne rende une ordonnance provisoire le jour même les obligeant à reprendre le travail.
Le bras de fer entre Dynacare et l'Association manitobaine des professionnels de la santé (MAHCP) n’est pas terminé. Les deux parties doivent maintenant négocier l'accord sur les services essentiels (ESA) qui fixe les modalités en cas de conflit de travail.
L’employeur et le syndicat vont devoir fixer le pourcentage de personnel attendu au travail en cas de conflit de travail ainsi que la répartition des rôles et les horaires requis pour les employés.
Si les deux parties ne parviennent pas à un accord, la commission a le pouvoir d'intervenir et de déterminer elle-même les pourcentages requis.
La commission a ordonné à Dynacare de fournir immédiatement au syndicat les données sur les effectifs au cours des six derniers mois ainsi que les modélisations internes réalisées par Dynacare concernant l'impact de différents niveaux d'effectifs sur les patients.
Ces données sont nécessaires pour déterminer quel pourcentage d'employés doit être au travail pour éviter que les retards s'accumulent.
Le syndicat réclame toujours des augmentations salariales
La MAHCP souligne que la décision ne répond pas à leur revendication salariale.
Les salaires des 350 employés des laboratoires de Dynacare, financés par des fonds publics, restent inférieurs de 20 à 50 % à ceux des laboratoires publics, assure le président du syndicat, Jason Linklater, qui fait appel au gouvernement.
Dynacare ne pourra pas pourvoir les postes dans ses laboratoires tant que cette inégalité salariale ne sera pas résolue. Le gouvernement devrait intervenir, revoir son propre contrat avec Dynacare et garantir l'égalité salariale pour tous les professionnels des laboratoires financés par les fonds publics, ajoute-t-il.
Dynacare a rapidement réagi à l’annonce de la commission. L’employeur salue cette décision, mais reconnaît que des questions restent.
Cette décision ne résout pas l’impasse des négociations collectives. Nous demeurons déterminés à conclure une entente juste et durable avec [le syndicat] et restons disponibles pour des rencontres afin de trouver une solution qui convienne à nos employés et aux Manitobains qui dépendent de nos services
Le gouvernement, qui est intervenu à l'entame du conflit pour demander le retour au travail des employés de Dynacare, a réitéré sa position : Notre message reste le même : Dynacare doit revenir à la table des négociations et proposer un accord équitable à ses salariés.
Depuis 2024, la loi impose aux employeurs et aux travailleurs de déterminer si les salariés fournissent des services essentiels et, si tel est le cas, de conclure des accords afin de continuer à assurer des prestations en cas de grève.
Au Manitoba, un service est jugé essentiel s’il est nécessaire pour prévenir une menace pour la santé, la sécurité ou le bien-être. Lors de l'audience, le syndicat a fait valoir qu'une interprétation trop large de cette définition risquait de créer un mauvais précédent.
Les parties ont 10 jours pour demander une révision de l'ordonnance de la commission.


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