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Les parents de Nooran Rezayi veulent obtenir l'identité du policier qui a fait feu sur l'adolescent, le 21 septembre 2025, ainsi que celle de son coéquipier.
Ils présenteront leur demande à la Cour supérieure la semaine prochaine. Si la cour leur donne raison, la Ville de Longueuil sera déjà prête à intervenir en demandant une ordonnance de non-publication des deux identités pour des motifs de sécurité.
La mort de Nooran Rezayi, âgé de 15 ans seulement, est survenue en après-midi le 21 septembre 2025. Les circonstances sont, encore à ce jour, pleines de mystère. L'enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) est terminée, bien qu'il manque des rapports d'expertise. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pourra examiner le dossier lorsqu'il aura en main tous les documents et ainsi décider s'il y a lieu de porter des accusations criminelles contre un ou plusieurs policiers.
Deux mois et demi après les événements tragiques de septembre, la famille de l'adolescent a engagé une poursuite civile de plus de 2 millions de dollars contre la Ville de Longueuil et les agents du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) impliqués dans l'intervention policière.
Après la famille de Nooran Rezayi, les proches des adolescents présents sur les lieux ont poursuivi à leur tour la Ville et le SPAL, en mars 2026, pour une somme de 1 800 000 $.
La semaine prochaine, ils s'adresseront tous à la Cour supérieure pour qu'elle ordonne la divulgation du nom du policier qui a abattu l'adolescent et de son coéquipier.
Le procureur général du Québec conteste cette demande et les deux parties feront valoir leurs arguments.
Si le tribunal donne raison à la famille Rezayi, la Ville de Longueuil entend demander immédiatement une ordonnance de non-publication de l'identité des policiers. La Ville soutient que la divulgation de leur identité poserait un risque sérieux à leur sécurité physique, puisqu'ils ont déjà reçu des menaces sur les réseaux sociaux et qu'un contrat pour assassiner le policier a été rendu public sur le réseau Instagram trois jours après l'opération policière.
Les menaces publiées en ligne ont été si nombreuses et si violentes que le SPAL a déployé un plan de protection extraordinaire du policier identifié par l'adolescent et de sa famille, peut-on lire dans la requête de la Ville de Longueuil.
La demande de non-publication, si elle est accordée la semaine prochaine, ne serait valide que jusqu'à la décision du DPCP de porter ou non des accusations.
Si un ou des policiers devaient faire face à la justice, leur identité deviendrait publique, comme dans tous les cas semblables.
Dans le cas contraire, l'identité demeurerait confidentielle.
On ignore à quel moment le DPCP rendra sa décision sur l'issue du dossier.


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