L’entreprise PK Softech (PKS), basé à Reinach (Bâle) a été victime d’une importante cyberattaque fin septembre. Potentiellement, les données de nombreuses caisses de pensions, clientes de ce fournisseur de logiciels, auraient été dérobées, rapporte la NZZ. Parmi les mandataires de PKS, figure la caisse de pension de la Confédération, Publica. Le journal zurichois rappelle que ce «géant» du marché totalise 70 000 assurés actifs et 41 500 bénéficiaires de rentes.
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Selon la NZZ, Publica serait en train d’enquêter avec l’aide d’experts fédéraux pour déterminer le nombre de personnes touchées et la nature des données divulguées. Ces dernières incluraient potentiellement les coordonnées, les numéros de compte et d’AVS, les salaires et les informations concernant les conjoints des assurés.
PK Softech AG travaille également pour des entreprises comme Migros, La Poste, la ville de Zurich ou Syngenta. La PME suisse aurait mis au courant ses clients des risques liés à la cyberattaque le 14 octobre. Cette fuite de données rappelle une autre attaque, celle de Xplain, fournisseur de logiciels de sécurité bernois, le 23 mai 2023, qui avait eu des conséquences sur la police fédérale (Fedpol), des polices cantonales, et les douanes suisses.
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Le piratage des données de Publica inquiète Berne, rapporte de son côté le Sonntagsblick,qui a eu connaissance d’une note présentée mercredi dernier au Conseil fédéral par la ministre des Finances, Karin Keller-Sutter. Cette note préciserait que «les agences de sécurité fédérales sont particulièrement touchées». Le Service fédéral de renseignement (SFR), le Groupe de la défense au sein du Département fédéral de la défense, de la protection civile et du sport (DDPS) et l’Office fédéral de la police (Fedpol) pourraient subir des conséquences à long terme.
Par recoupement d’informations, l’identité de collaborateurs de la Confédération à l’étranger pourrait être divulguée aux autorités d’autres pays. Ces collaborateurs, s’alarme la note confidentielle, risqueraient d’être «soumis à un interrogatoire approfondi, voire, dans des cas extrêmes, à une détention». Sollicité par le Sonntagsblick, le Département fédéral de la défense n’a pas souhaité commenter ces informations.
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