Instauré progressivement à partir de 2020, le nouveau régime de surveillance des gérants de fortune indépendants (GFI) a surtout fait parler de lui pour de mauvaises raisons. Une hausse des coûts et de la charge administrative ou encore une perte de liberté sont régulièrement évoquées par les acteurs du secteur. Ils sont 1447 à avoir obtenu une licence à ce jour, alors que la Finma estimait que quelque 2500 structures en auraient besoin. Mais cette baisse globale d’environ 40% du nombre de GFI, aussi alimentée par les départs à la retraite, dissimule les créations de nouvelles sociétés de gestion indépendantes enregistrées ces dernières années.
Combien exactement? Difficile à dire.Les GFI avaient jusqu’à fin 2022 pour demander une autorisation d’exercer, mais la Finma a reçu par la suite 222 demandes de la part de nouveaux acteurs sur le marché, essentiellement des GFI mais aussi quelques trustees. Mais on ne peut pas en déduire que ce sont toutes de nouvelles entreprises, nous a précisé la Finma: il peut s’agir de sociétés créées auparavant mais qui n’ont commencé leur activité de gestionnaire de fortune qu’après fin 2022 ou d’entreprises qui n’avaient pas rempli les conditions pour obtenir une licence dans un premier temps. Quoi qu’il en soit, la tendance est claire: de nouveaux gestionnaires de fortune arrivent sur le marché.


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