FEUILLETON. Le fleuve Congo est emprunté quotidiennement par des dizaines de milliers de passagers. A leurs risques et périls
Publié le 19 septembre 2026 à 18:10. / Modifié le 19 septembre 2026 à 22:25.
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Depuis 2023, l’écrivain Guillaume Jan et le photographe Gwenn Dubourthoumieu réalisent un travail documentaire à travers la forêt de la République démocratique du Congo (RDC). Familiers de cette région d’Afrique centrale, ils ont traversé le pays depuis l’embouchure du fleuve jusqu’à sa source. Pour le magazine T, le duo a sélectionné neuf histoires qui racontent la vie quotidienne sous cette canopée.
Depuis la timonerie du M/B Jaja, qui surplombe l’embarcation sur toute son étendue, on peut prendre la mesure de la confusion des grands départs. Plus ou moins alignées devant le pousseur, les trois péniches de 40 m de long qui composent notre vaisseau fluvial ont les cales chargées de moteurs de générateurs, de petits panneaux solaires, de farine, de ciment ou de riz. Leurs plateformes sont encombrées par des conteneurs et quelques véhicules, neufs ou d’occasion, par des abris improvisés, du linge à sécher et 300 passagers serrés les uns contre les autres.
En toute transparence
Cette série de reportages a été réalisée avant que l’épidémie de fièvre Ebola ne soit déclarée officiellement par l’Etat congolais, le 15 mai dernier. Mais elle pointe les lacunes qui expliquent pourquoi la maladie progresse si rapidement.