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Les responsables iraniens ont été enhardis mercredi par la cuisante défaite électorale du président américain, Donald Trump, tandis que les dirigeants mondiaux attendaient de voir si Washington mettrait fin à la guerre avec l’Iran.
Les Iraniens ont célébré le fait que les électeurs américains, préoccupés par la guerre et frustrés par la hausse des prix du carburant, aient donné aux démocrates le contrôle du Congrès lors du scrutin de mardi, un coup dur pour Donald Trump et le Parti républicain.
Le négociateur en chef de l’Iran et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a écrit mercredi sur X que « les Américains ont dit non à la guerre, et nous soutenons ce message ». Si le gouvernement américain ignore ce vote en faveur du changement, « il apprendra que notre “non” s’accompagne d’un cauchemar », a-t-il averti.
Conscience or the cost of living, Americans said NO TO WAR, and we endorse this message. If the US govt betrays their public will to serve international paymasters and blackmailers, it will learn our NO comes with a Nightmare.
— محمدباقر قالیباف | MB Ghalibaf (@mb_ghalibaf) November 4, 2026Mais le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a rejeté l’idée selon laquelle les États-Unis changeraient leur approche vis-à-vis de la République islamique.
La région tout entière est en ébullition depuis des semaines, se demandant si les États-Unis allaient reprendre des opérations militaires à grande échelle contre l’Iran. Des pourparlers sont en cours pour tenter d’empêcher la reprise des combats.
Signe de l’hostilité réciproque, des milliers de personnes ont défilé mercredi à Téhéran lors d’une manifestation organisée par le gouvernement pour souligner l’anniversaire de la prise, en 1979, de l’ambassade américaine.
Des manifestants progouvernementaux ont brûlé des drapeaux américains et israéliens et scandé « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël ».
Les Houthis revendiquent des frappes
Au Yémen, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont affirmé mercredi, sans fournir de preuves, avoir pris pour cible l’aéroport international du roi Khaled, situé à Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite, ainsi que plusieurs zones du sud du pays.
Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a déclaré que les rebelles avaient tiré un missile balistique en direction de l’aéroport, causant ce qu’il a qualifié de « dégâts importants ». Il a également affirmé que le groupe avait lancé un drone sur une installation radar et un missile balistique sur un centre de commandement et de contrôle dans la province de Jazan, au bord de la mer Rouge.
L’Associated Press n’a pas pu vérifier ces affirmations de manière indépendante. Le ministère saoudien de l’Information n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
La défense civile saoudienne a lancé une alerte à Riyad dans la nuit, ainsi que d’autres alertes signalant un « danger » potentiel à Jazan et à Najran tôt mercredi matin.
Les Houthis ont pris pour cible à plusieurs reprises des installations pétrolières et logistiques ainsi que des aéroports en Arabie saoudite dans le cadre de leur plan visant à lutter contre ce qu’ils qualifient de « blocus » du royaume sur le Yémen.
Frappe israélienne dans le sud du Liban
Au Liban, le ministère de la Santé a déclaré qu’une frappe visant une moto dans le village de Qabrikha avait fait un mort et un blessé.
L’armée israélienne a déclaré dans un communiqué avoir « frappé deux suspects qui observaient des soldats de l’armée israélienne », sans fournir plus de détails.
Il s’agissait de la première attaque de ce type depuis près d’un mois, ce genre de frappes de drones étant devenu rare depuis que le cessez-le-feu négocié par les États-Unis fin juin a mis fin à la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah.


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