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Plusieurs administrateurs de foyers de soins étaient à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, mardi, pour sensibiliser les élus et la population à leur revendication d'augmenter les heures de soins donnés aux résidents de ces établissements.
L’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick demande une augmentation de 3,09 à 4,1 heures de soins par résident par jour sur cinq ans. C’est essentiel, selon elle, pour répondre à des besoins de plus en plus complexes.
La ministre responsable des Aînés, Lyne Chantal Boudreau, veut augmenter les heures de soins, mais il faut aussi tenir compte du financement et du recrutement du personnel nécessaire pour cela, explique-t-elle.

La ministre responsable des Aînés du Nouveau-Brunswick, Lyne Chantal Boudreau. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin
Le budget provincial 2026-2027 prévoit 2,6 millions de dollars de plus pour augmenter les heures de soins.
C’est à peu près six minutes, je dirais, et nous autres, ce qu’on souhaite actuellement, c’est financer pour offrir 3,3 heures-soins par personne résidente par jour, affirme Lyne Chantal Boudreau, interviewée mercredi à l’émission La matinale.
C’est insuffisant, selon Norma Dubé, présidente de l'Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick, qui appuie la revendication des responsables des foyers de soins.
Six minutes de plus par jour par résident, mon Dieu, ce n’est quasiment même pas le temps de dire : "Bonjour, comment ça va aujourd’hui?", affirme Norma Dubé, également interviewée à La matinale.

Norma Dubé, présidente de l'Association francophone des aînées et aînés du Nouveau-Brunswick, lors d'un passage à l'Assemblée législative en mai dernier.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Je pense que la volonté d’apporter des améliorations [est] définitivement là, reconnaît Mme Dubé, mais elle juge que les gouvernements successifs auraient pu être plus prévoyants.
Il y a des investissements qui auraient dû commencer il y a 10, 15 ou 20 ans parce qu’on savait ce qu’on allait vivre aujourd’hui.
L’augmentation de six minutes est une première étape vers l’amélioration des soins, ajoute Lyne Chantal Boudreau, qui promet de poursuivre les discussions avec l’Association des foyers de soins dans ce dossier.


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