NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Au Québec beaucoup plus que dans le reste du pays, la médecine familiale est boudée par les étudiants. Pas moins de 106 postes de résidence dans ce domaine sont restés vacants au deuxième tour de jumelage, contre dix seulement dans les autres provinces canadiennes.
Deux rondes de jumelage ont lieu chaque année pour pourvoir les postes en médecine qui sont ouverts un peu partout au Québec. Après la séance de l’automne, 150 des 550 postes de résidence en médecine familiale n’avaient pas été comblés.
Un second tour a eu lieu jusqu’au début du mois d’avril. Au terme de celui-ci, 106 postes sur 554 n’ont pas trouvé preneurs parmi les résidents en médecine. Autrement dit : 20 % des places proposées, un peu partout au Québec, sont demeurées libres.
Mieux dans le reste du pays
Ailleurs au Canada, les postes en médecine familiale suscitent davantage d’intérêt, puisque dix postes seulement y sont restés vacants.
« Les résultats du 2e tour [de jumelage] sont inquiétants : des postes en médecine familiale non pourvus à travers le Canada, plus de 90 % sont au Québec. Ce n’est pas un hasard, mais le signe de problèmes plus profonds dans notre système de santé », se désole la présidente de l’Association des médecins omnipraticiens de Montréal, la Dre Geneviève Chaput.
Elle souhaite que les médecins obtiennent « les moyens de bien faire leur travail », afin que soit reconnue « l’importance de leur rôle ». « Investir en médecine familiale, c’est investir dans la santé de toute la population », fait-elle valoir, en exigeant la mise en place de « mesures concrètes ».Parmi celles-ci : une « organisation des soins plus cohérente », une « meilleure reconnaissance de la polyvalence des médecins de famille et de la complexité de leur pratique, une réduction significative du fardeau administratif [et] un accès rehaussé aux plateaux techniques et services de soutien », énumère-t-elle.
Du jamais vu cette année
Un tableau fourni par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) montre que le nombre de postes vacants en médecine familiale est d’une ampleur inédite cette année. L’an dernier, seulement 63 postes n’avaient pas trouvé preneur. En 2024-2025, c’était 68 et l’année précédente, 72.
« C’est sûr que ça nous préoccupe énormément », a dit au Devoir Stéphane Gosselin, conseiller stratégique et responsable des affaires publiques à la FMOQ. « C’est clair qu’on n’est pas en train de travailler pour réduire la pénurie. »
La FMOQ estime qu’il manque 2000 médecins de famille pour répondre aux besoins de la population québécoise. La situation inquiète le député libéral Monsef Derraji. « Comment on compense ? Et comment éviter pire l’an prochain ? », a-t-il écrit jeudi sur les réseaux sociaux.


2 month_ago
89
























.jpg)






French (CA)