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La chute des prix des condominiums à Toronto, conjuguée à la hausse des revenus, a permis à la Ville Reine de supplanter Montréal en matière d'abordabilité des copropriétés, selon la Banque RBC.
À Toronto, les prix des condominiums ont tellement baissé au cours des dernières années qu'ils sont presque revenus au niveau du quatrième trimestre de 2019, note RBC dans un rapport.

Les condominiums à Toronto sont désormais plus « abordables » qu'à Montréal, mais Vancouver continue à avoir un indice d'abordabilité plus élevé, selon la Banque RBC.
Photo : Banque RBC
Montréal, en revanche, fait figure d’exception sur le marché canadien en matière de résilience des prix, selon la RBC.
La mesure de l’abordabilité de la RBC y était de 52,6 % au premier trimestre de 2026, son plus mauvais niveau depuis 1990 et un deuxième trimestre consécutif de détérioration.
L’abordabilité pourrait renouer avec une tendance à l’amélioration [à Montréal] si les évaluations continuent de fléchir, du moins pour le segment des copropriétés où s’est concentrée la correction, peut-on lire dans le rapport.
Problème d'abordabilité des maisons
Toronto a fait de grands progrès en matière d'abordabilité pour les condominiums, mais, en ce qui a trait aux résidences unifamiliales, l’abordabilité demeure très tendue, selon la RBC.
Les coûts d’accession à la propriété représentent plus de 80 % du revenu moyen d’un ménage avant impôt, ce qui confirme la deuxième place de Toronto comme marché le moins abordable du Canada dans l’ensemble, indique le rapport.

L'abordabilité de l'immobilier au pays au premier trimestre de 2026, selon la Banque RBC
Photo : Banque RBC
Vancouver continue à avoir le marché immobilier le moins abordable au pays. La forte concurrence entre vendeurs devrait prolonger la correction des prix dans la deuxième moitié de l’année, prédit néanmoins la RBC.
À Ottawa : Les prix des maisons individuelles sont restés relativement stables, ce qui limite les améliorations plus importantes de l’indice global [d'abordabilité], selon le rapport.
À Québec : Contrairement à la plupart des centres canadiens, elle n’a jamais connu la correction des prix qui a permis des progrès en matière de l’abordabilité ailleurs, dit la RBC. Il n’en demeure pas moins que la ville de Québec demeure l’un des marchés les plus abordables de notre échantillon, ce qui devrait continuer à soutenir la demande des acheteurs — et les valeurs des propriétés — dans les mois à venir.
Winnipeg : Nous pensons qu’un recul plus marqué de la demande serait nécessaire pour faire baisser les prix et entraîner une amélioration plus significative de l’abordabilité, indique la RBC.
À Halifax, l'abordabilité du logement demeure difficile, affirme le rapport. Beaucoup de nouveaux logements devraient arriver sur le marché, car le nombre d’unités en construction a presque triplé au cours de la dernière décennie, note la RBC. Même si une partie importante de ces nouveaux logements sera destinée à la location, cela pourrait quand même contribuer à rendre l’accession à la propriété plus abordable, car cette offre supplémentaire atténuera la pression globale du marché immobilier.


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