Canicules à répétition, mégafeux de forêt, éboulements, sécheresses, atteintes aux écosystèmes, prédations en tout genre. Rien ne semble plus aller sur la planète qui s’épuise en se réchauffant! Pas de surprise: nous étions prévenus. Depuis des décennies se succèdent les mises en garde: le rapport Meadows issu du Club de Rome (The Limits to Growth, 1972), les rapports périodiques du GIEC, les manifestations des militants pour le climat, les débats autour des programmes des partis écologistes, les COP… Mais il y a les climatosceptiques et autres «climatodénialistes» que ces alertes dérangent parce qu’elles questionnent leurs objectifs et leurs pratiques industrielles et commerciales, tout comme leur mode de vie et leur consommation excessive. Il y a aussi ces «puissants» qui disposent souvent de grands moyens et d’un pouvoir d’influence considérable, soucieux de ne pas être entravés dans leurs projets démesurés et énergivores qui se déploient sur notre planète et jusque dans le cosmos.
Au surplus, tout cela s’inscrit dans un contexte troublé où des guerres perdurent et d’autres s’amorcent ou s’envisagent, avec leurs effets sur les budgets publics, qui requièrent toujours davantage de moyens pour alimenter et moderniser les systèmes de défense, le plus souvent au détriment d’autres politiques publiques. Parmi celles-ci, il en est pourtant une qui devrait nous mobiliser tous en priorité: le maintien d’un environnement sain et compatible avec les aspirations légitimes de celles et ceux qui y vivent. Or les solutions sont complexes, exigeantes sur les plans individuel et collectif, et bousculent des paradigmes tenaces, comme celui de la sacro-sainte croissance, ainsi que les questions d’équité et de justice sociale qui lui sont liées.


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