Il sourit: «J’ai fait mon temps. J’ai encore du travail mais je disparaîtrai à la fin de la législature. Il faut laisser la place à des gens plus jeunes.» Ce mardi, le centriste Benjamin Roduit a annoncé dans Le Nouvelliste qu’il ne se représentera pas en 2027, et qu’il mettra un terme définitif à sa carrière politique après dix ans au Conseil national. Selon la RTS, le Valaisan a été mis sous pression par son parti, notamment pour laisser sa place à une femme. Lui conteste: «Nous avons évalué toutes les options stratégiques et elles ont nourri mes réflexions, mais c’est une décision personnelle, que j’ai prise avec mes proches.» Il ajoute: «Pour conserver ce siège, surtout sans alliance avec les jaunes du Haut-Valais, mon parti doit trouver les bonnes personnalités, qu’il s’agisse de femmes ou pas.»
Aujourd’hui, une seule Valaisanne siège à Berne, la centriste Marianne Maret. Elle reste d’ailleurs la seule conseillère aux Etats jamais élue dans le canton. Sollicitée, elle n’a pas souhaité s’exprimer. Au moment de sa réélection, en 2023, elle avait déclaré: «Quand nous nous rencontrons tous ensemble, nous sommes dix et je suis la seule femme. Je trouve que c’est une misère!» Si elle n’a pas encore annoncé sa décision, beaucoup pensent qu’elle se retirera à la fin de la législature. L’actuel conseiller d’Etat Christophe Darbellay ferait alors figure de favori pour sa succession. Lui aussi a refusé de s’exprimer. Dans le parti, l’ambiance semble tendue. D'autres sièges sont en jeu. Pour de nombreux observateurs, la délégation valaisanne pourrait redevenir exclusivement masculine.


2 hour_ago
22





















.jpg)






French (CA)