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Le premier ministre canadien Mark Carney affirme que Washington ne dictera pas les conditions des négociations entourant le renouvellement de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
À son arrivée au Parlement mercredi matin, le chef du gouvernement a assuré qu’aucune nouvelle concession ne sera accordée aux États-Unis avant le début des pourparlers.
« Ce n’est pas un cas où les États-Unis dictent les conditions. Nous avons des négociations et nous pouvons parvenir à un résultat mutuellement bénéfique, même si cela prendra du temps », a-t-il déclaré.
Il réagissait à un article de Radio-Canada selon lequel Washington exigerait l’équivalent d’un « prix d’entrée » pour accepter d’entamer des discussions dans le cadre de la révision de l’accord.
Ottawa a déjà consenti à plusieurs concessions l’année dernière, notamment l’abandon de la taxe sur les services numériques et le retrait des droits de douane de rétorsion visant les produits américains.
De son côté, le gouvernement américain ne cache pas son intention de réclamer de nouvelles ouvertures, notamment sur la gestion de l’offre dans le secteur laitier, ainsi que sur les restrictions entourant la vente d’alcool américain dans certaines provinces.
Le premier ministre Carney a réfuté l’idée que son gouvernement devrait céder à ce type de demandes afin d’accélérer les discussions. « Nous comprenons ce que les Américains appelleraient des irritants ou des enjeux commerciaux. Nous en avons également de notre côté. Nous sommes bien préparés sur ces questions », a-t-il indiqué.
Les trois pays doivent se réunir d’ici le 1er juillet afin de déterminer s’ils prolongent l’ACEUM pour une période additionnelle de 16 ans. Tant le Canada que les États-Unis ont déjà indiqué qu’il serait difficile de régler d’ici là l’ensemble des irritants commerciaux.
À défaut de renouvellement cet été, l’accord demeurerait en vigueur jusqu’en 2036, soit sa durée initiale. Il ferait ensuite l’objet de négociations annuelles, jusqu’à la conclusion d’un renouvellement formel ou son éventuelle expiration.
La veille, la négociatrice commerciale en chef du Canada, Janice Charette, a affirmé qu’Ottawa avait déjà fait des concessions importantes. Elle a aussi souligné qu’il était désormais temps que Washington fasse preuve de « réciprocité ».
Plus de détails suivront.


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