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Les quelque 4400 agents de bord de WestJet se sont dotés d'un mandat de grève presque à l'unanimité, ouvrant la voie à un arrêt de travail qui pourrait semer le chaos dans les aéroports canadiens à compter du 2 août.
Lors d'un vote qui a mobilisé 97,3 % des membres de la section locale 8125 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), 99,4 % ont voté en faveur du mandat de grève.
Les membres de [la section locale] 8125 sont unis et déterminés. Ils ont voté pour la grève parce qu'ils soutiennent les priorités de négociation qu'ils ont établies, en particulier la rémunération de toutes les heures de travail effectuées, a fait savoir Alia Hussain, présidente de la section, dans un communiqué publié à l'issue du vote.
Elle exhorte WestJet à faire ce qu'il faut afin d'éviter de perturber les voyages de ses passagers.
L'ampleur du chaos anticipé
Si aucune entente ne survient durant la période de réflexion de 21 jours en cours, les employés seront en droit de déclencher une grève le 2 août, soit au beau milieu d'une longue fin de semaine estivale. À cette date, l'entreprise pourrait également mettre ses employés en lock-out.
Les deux parties devront donner un préavis de 72 heures.
Les conséquences d'un tel débrayage s'annoncent considérables.
John Gradek, chargé d'enseignement en gestion de l'aviation à l'Université McGill, estime qu'un arrêt de travail de WestJet perturberait les déplacements d'environ 60 000 à 70 000 passagers par jour.
À titre de comparaison, la grève d'Air Canada de l'an dernier avait touché 500 000 voyageurs sur une période de seulement trois jours.
C'est l'été, les vols sont pleins. Il n'y a aucun siège disponible sur d'autres compagnies aériennes, précise John Gradek.
Selon l'expert, seuls ceux qui ont souscrit à une assurance tous risques au moment de l'achat de leur billet d'avion pourront espérer récupérer l'entièreté de leurs billets.
Le nœud du problème : le travail non rémunéré
Les agents de bord affirment travailler jusqu'à 35 heures non rémunérées par mois, ntoamment pour la préparation des vols et l'attente en cas de retards, puisque le calcul des heures ne s'active généralement que lorsque les portes de l'appareil se ferment.
Ils demandent également un rattrapage salarial, considérant être parmi les agents de bord les moins bien payés au pays, bien que WestJet soit le deuxième transporteur canadien.
Du côté de la direction, le président-directeur général de WestJet, Alexis von Hoensbroech, affirme que l'entreprise adhère aux lois canadiennes du travail, mais il s'est montré ouvert à une modification de la structure de rémunération pour apaiser les inquiétudes de ses employés.
Il s'est dit optimiste quant aux chances de conclure une entente à la table des négociations, soulignant que les vacanciers canadiens devraient s'attendre à ce qu'une solution amicale soit trouvée, évitant ainsi toute perturbation de leurs projets de voyage.
Les négociations en vue de renouveler le contrat de travail entré en vigueur le 1er mars 2021 ont commencé avant l'échéance de la convention collective, à la fin de 2025.
Avec des informations d'Anis Heydari


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