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La majeure partie du pays souffre de coupures d’électricité quotidiennes, qui peuvent durer plusieurs heures. Ce partenariat devrait permettre d’augmenter une production qui a chuté depuis l’arrivée au pouvoir du chavisme.

La présidence vénézuélienne, Delcy Rodriguez, (assise au centre), écoute Eric Gray (à gauche), président de la division Vernova Power Generation de General Electric, lors d’une réunion au palais présidentiel, à Caracas, le 15 juin 2026. La présidence vénézuélienne, Delcy Rodriguez, (assise au centre), écoute Eric Gray (à gauche), président de la division Vernova Power Generation de General Electric, lors d’une réunion au palais présidentiel, à Caracas, le 15 juin 2026.

« C’est une étape historique », s’est félicitée la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, en annonçant, lundi 15 juin, la signature d’un accord avec le géant américain General Electric pour remettre en état le réseau électrique vétuste du pays.

Ce partenariat doit permettre de « récupérer 1 000 mégawatts sur les vingt-quatre premiers mois, et plus de 5 000 mégawatts au total en quatre ans », a déclaré Mme Rodriguez lors d’une cérémonie au palais présidentiel. « Actuellement, nous produisons 12 000 mégawatts et en consommons 14 000 » par jour, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) le député d’opposition Ezio Angelini, ajoutant qu’avant l’arrivée au pouvoir du chavisme, le Venezuela en produisait 20 000.

Le 7 mai, la consommation électrique a atteint son plus haut en neuf ans, avec 15 579 mégawatts, selon le gouvernement. Le pays a entrepris une profonde restructuration, notamment dans le secteur énergétique, depuis la capture en janvier du dirigeant Nicolas Maduro par les Etats-Unis. Mais les experts préviennent que pour relancer son activité principale, à savoir l’industrie pétrolière, il sera nécessaire de remettre à niveau le réseau électrique.

Rouvrir la porte aux acteurs privés

Pendant six semaines, General Electric a effectué une analyse « très précise, très minutieuse, du système électrique national, tant au niveau de sa génération hydrique que thermique », a expliqué la présidente.

La majeure partie du pays souffre de coupures d’électricité quotidiennes, qui peuvent durer dix heures. La capitale Caracas, longtemps épargnée, est aussi touchée dernièrement.

La nationalisation du secteur par le pouvoir chaviste en 2007 avait écarté 14 entreprises, dont certaines opéraient avec du capital étranger. Le Parlement a lancé les travaux au début du mois en vue d’une réforme pour rouvrir la porte aux acteurs privés.

Le Monde avec AFP