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Ces analyses révèlent un faisceau d'indices compatibles avec l'hypothèse d'une frappe américaine. Accusés par Téhéran d'être responsables de cette attaque qui a fait quatre morts, mardi, les États-Unis ont annoncé qu'ils menaient "une enquête approfondie".
Publié le 04/09/2026 18:27
Temps de lecture : 2min
Une vue aérienne d'un trou dans le toit d'une maison où se déroulait un mariage, après une frappe qui pourrait être d'origine américaine, à Kuhestak (Iran), le 2 septembre 2026. (MORTEZA AKHONDI / MAXPPP)
Les analyses des images publiées après une frappe meurtrière contre un mariage en Iran, mardi 1er septembre, révèlent un faisceau d'indices compatibles avec l'hypothèse d'une frappe américaine, selon l'Agence de vérification et la rédaction internationale de Radio France vendredi, confirmant une information du New York Times. Accusés par Téhéran d'être responsables de cette attaque qui a fait quatre morts, les États-Unis ont annoncé qu'ils menaient "une enquête approfondie" à ce sujet. Selon les autorités iraniennes, la frappe sur cette maison a fait quatre morts et 70 blessés.
Au moins deux frappes ont touché mardi soir Kuhestak, ville côtière dans la région du détroit d'Ormuz. La télévision d'État iranienne a diffusé des images d'une tour de télécommunications effondrée. Cette tour est située à 135 mètres de la maison où se déroulait le mariage, selon les images satellites consultées par l'Agence de vérification de Radio France.
La tour de télécommunications, sur la gauche, et le bâtiment touché par une frappe possiblement américaine, au centre de l'image. (CAPTURE D'ECRAN / GOOGLE MAPS)
Des photos et vidéos partagées par les Iraniens, dont un photographe qui couvre le conflit depuis février, montrent un trou dans le toit d'une maison. Des habitants témoignent par ailleurs de ce qui s'est passé. Selon l'analyse de la rédaction internationale de Radio France, l'impact visible dans le toit de cette maison est compatible avec celui d'une bombe de précision.
Un bâtiment touché par une frappe possiblement américaine, à Kuhestak (Iran), mardi 1er septembre 2026. (CAPTURE D'ECRAN / GOOGLE MAPS)
D'autres photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent aussi des débris de munitions. Les Iraniens qui les postent affirment qu'il s'agit des restes d'une bombe américaine qui a détruit la maison et tué quatre personnes lors d'un mariage. Les images en elles-mêmes ne permettent pas de confirmer cette accusation. Cependant, ces débris peuvent correspondre à une bombe américaine, l'AGM-154 Joint Standoff Weapon (JSOW), puisqu'on distingue notamment des éléments correspondant aux ailettes d'une bombe planante, selon l'analyse de la rédaction internationale de Radio France.
La forme des débris observés correspond aussi au modèle de la JSOW, notamment recensé par Open Source Munitions Portal, un site indépendant qui recense les armes utilisées pendant les conflits. Par ailleurs, une JSOW était transportée par l'un des avions de chasse américains engagés dans l'opération militaire des États-Unis mardi soir en Iran, comme l'a constaté l'Agence de vérification de Radio France sur des images officielles de l'armée américaine publiées mardi.
Mardi, Washington avait annoncé de nouvelles frappes contre "des cibles des Gardiens de la Révolution en Iran", l'armée idéologique de Téhéran. Dans la foulée, la télévision d'État iranienne a rapporté plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près du détroit d'Ormuz. Dans son compte rendu de l'opération, l'armée américaine a déclaré qu'elle avait ciblé "des sites de défense antiaérienne, des systèmes radar, des installations maritimes, des dispositifs de mines et des sites de communication", mais elle ne confirme pas avoir mené une attaque sur Kuhestak.
Accusé par Téhéran d'avoir commis un "crime de guerre", Washington a répondu mercredi que "l'armée américaine ne prend jamais pour cible des civils, contrairement aux Gardiens de la Révolution", par la voix de Tim Hawkins, porte-parole du Commandement central américain (Centcom). Jeudi, le vice-président américain, J.D. Vance, a annoncé que les États-Unis menaient "une enquête approfondie" au sujet de cette frappe. Il a cependant souligné qu'il était "sceptique" face aux informations délivrées par les médias iraniens depuis le début de la guerre.


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