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Par Le Figaro avec AFP
Le 22 décembre 2025 à 19h14
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, d’inspiration socialiste, est un fidèle allié de Vladimir Poutine, qu’il a notamment soutenu dès les premiers jours de l’offensive militaire russe en Ukraine.
Passer la publicité Passer la publicitéLe ministre des Affaires étrangères vénézuélien Yvan Gil a affirmé lundi dans un communiqué avoir eu un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov qui lui a fait part de son «plein soutien» dans la crise avec les États-Unis.
«Nous avons passé en revue les agressions et les violations flagrantes du droit international qui sont perpétrées dans les Caraïbes: attaques contre des embarcations, exécutions extrajudiciaires et actes illicites de piraterie exécutés par le gouvernement des États-Unis. Le chancelier Lavrov (...) a réaffirmé son plein soutien face aux hostilités contre notre pays», a assuré Yvan Gil dans son communiqué.
Le ministre russe «a souligné que ce type d’agressions ne pouvait être toléré» et «affirmé que la Russie apporterait toute sa coopération et son soutien au Venezuela contre le blocus, exprimant son soutien total aux actions engagées au sein du Conseil de sécurité de l’ONU». Moscou a diffusé de son côté un communiqué indiquant que les «ministres ont exprimé leur profonde préoccupation face à l’escalade des actions de Washington dans la mer des Caraïbes, qui pourraient avoir de graves conséquences pour la région et menacer la navigation internationale».
Caracas dément toute implication dans le trafic de stupéfiants
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, d’inspiration socialiste, est un fidèle allié de Vladimir Poutine, qu’il a notamment soutenu dès les premiers jours de l’offensive militaire russe en Ukraine. Les États-Unis ont récemment annoncé la mise en place d’un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers qu’ils considèrent comme étant sous sanctions.
Ils en ont déjà saisi deux qu’ils soupçonnent de transporter du pétrole vénézuélien soumis à de telles mesures. Un troisième, identifié par des médias américains comme le Bella 1, soumis à des sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah, a été poursuivi dimanche sans être saisi.
Ces interventions surviennent à un moment où le président américain Donald Trump, qui a fait déployer à partir du mois d’août un important dispositif militaire dans les Caraïbes, accuse le Venezuela de se servir du pétrole, sa principale ressource, pour financer «le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements». Caracas dément toute implication dans le trafic de stupéfiants et assure que Washington cherche à renverser le président Nicolás Maduro pour s’emparer des réserves pétrolières de son pays, les plus grandes de la planète.


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