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Autrefois employée à la MRC de Maskinongé, Nadia Cardin a découvert le sumo il y a un an et demi. Elle a eu le coup de foudre et se dirige aujourd'hui vers les championnats du monde à Bakou en Azerbaïdjan.
Elle a trouvé le Montréal Sumo Club à quelques pas de chez elle. Dès le premier essaie, elle a tout aimé, tant la communauté que le sport lui-même qui valorise la diversité corporelle. On n’est pas dans une perspective de modifier ton corps ou de changer ton corps mais plutôt de travailler en fonction de tes forces, ta résilience, explique l’athlète.
Pour Nadia Cardin, la relation avec son image a toujours été complexe, jusqu’à ce qu’arrive le sumo dans sa vie. Ça m’a vraiment réconciliée. Non, ton corps, c’est ce qui te permet de vivre, c’est ce qui te permet d’être forte, illustre-t-elle.
Ça a tout changé pour moi.
Collectivement, on veut corriger le corps gros, on trouve qu’il prend trop de place. On a beaucoup de stigmas et de biais sur les corps gros, affirme Nadia Cardin, alors que le sumo appelle les adeptes à prendre le plus de place possible.
Une médaille d’or et un championnat mondial
Dès sa première compétition à New York, elle a remporté une médaille d’or. La sumotori se dirige maintenant vers Bakou, en Azerbaïdjan, pour les championnats mondiaux en octobre.
C’est comme la consécration, dit-elle, enthousiaste. Cette première année de compétition est pour elle une exploration. On va aller voir comment je me mesure aux autres athlètes des autres pays, ajoute Nadia Cardin.
Et à la Nadia Cardin de 15 ans, elle lui dirait Tu vas passer par plein de chemins houleux, mais tu vas finir par trouver un sport dans lequel tu vas te sentir toi.

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Le sumo a changé la vie de Nadia Cardin.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Claveau


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