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Ce fut un réveil difficile pour les automobilistes qui ont dû faire le plein ce matin puisque la Commission de l’énergie et des services publics du Nouveau-Brunswick a finalement augmenté le prix maximum de l’essence ordinaire de 8 ¢ le litre vendredi.
Le prix maximum était demeuré inchangé depuis vendredi dernier. Il est passé de 142 ¢ à 150 ¢.

Michelle Michebou est allée faire le plein vendredi à Dieppe.
Photo : Radio-Canada
Dans une station-service de Dieppe, on payait 146,4 ¢ pour un litre d’essence ordinaire ce matin. Michelle Michebou est résignée. Ça ne va pas changer, parce que j’ai besoin de ma voiture pour me rendre au service et je dois aller au service chaque jour, donc je dois carburer chaque jour.
La hausse des prix de l'essence s’explique notamment par la guerre au Moyen-Orient.
Une des routes clés du trafic pétrolier, le détroit d'Ormuz, est paralysée.

Un navire militaire dans le détroit d'Ormuz.
Photo : Getty Images / AFP/SAHAR AL ATTAR
Pour Yvan Cliche, spécialiste de l'énergie et chercheur au Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal, on s’attaque au noyau, au cœur stratégique, à la jugulaire du système pétrolier et gazier mondial.
L’augmentation des prix à la pompe n’a donc rien de surprenant. C'est de l'économie 101. Il y a une rareté dans un marché qui reste en demande, explique-t-il.

Roromme Chantal, politologue à l'Université de Moncton.
Photo : Radio-Canada
Spécialiste des relations internationales et professeur de sciences politiques à l’Université de Moncton, Roromme Chantal prévoit un effet domino dans le transport, la pêche aussi et d’autres marchés qui dépendent dans un sens ou dans un autre de l’utilisation du pétrole, affirme-t-il.
C’est un effet qui pourrait se répercuter sur des personnes comme Michelle Michebou.
On a besoin de ça, vraiment, que cette guerre cesse afin que, vraiment, il n’y ait pas de retours négatifs sur nous, s’exclame-t-elle.
Alors que Donald Trump avait affirmé que la guerre contre l’Iran pourrait durer de quatre à cinq semaines, il a déclaré au magazine Time hier qu’il n’y a aucune limite de temps.
Tant qu’on n’aura pas cette visibilité-là, on peut s’attendre à une augmentation continuelle des prix du baril, évidemment, avance Yvan Cliche.
D'après le reportage de Myriam Breau


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