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Culture 29/05/2026 11:23 Actualisé le 29/05/2026 16:25
La réception critique de « The Boys of Dungeon Lane » n’est vraiment pas la même en France que sur la terre natale de l’ancien Beatle.

Mary McCartney
Paul McCartney, ici en 2026 sous l’objectif de sa fille Mary McCartney pour les besoins de l’album.
EN BREF • Le nouvel album de Paul McCartney, « The Boys of Dungeon Lane », a reçu un accueil mitigé en France, mais est salué au Royaume-Uni et aux États-Unis.
• Les critiques françaises pointent un manque d’inventivité, tandis que la presse anglo-saxonne loue la nostalgie et la maîtrise de l’artiste.
• L’album, 19e en solo de l’ancien Beatle, évoque l’enfance de McCartney et son héritage Beatles.
Toujours pas de nouvelles de Beyoncé. Mais de Paul McCartney, si. Alors que des rumeurs courraient sur un potentiel come-back de la superstar américaine en ce vendredi 29 mai, l’ancien Beatle a, lui, dévoilé son 18e album en solo, un disque baptisé The Boys of Dungeon Lane qui n’est semble-t-il pas du goût de tout le monde.
« Sentimental sans être passéiste », selon Libération, le disque « a des airs de dernier tour de piste ultra-sécurisé ». Malgré « quelques moments de splendeur », l’octogénaire « est moins dans son assiette lorsqu’il entend reprendre les recettes de ses héritiers comme sur le banalement pop-rock » Ripples on the Pond ou le « gentillet » First Star of the Night.
Chez Télérama, on parle d’un album « réjouissant à plusieurs égards », en raison notamment du timbre fragilisé que son artiste ne cherche pas à dissimuler, mais il est loin d’atteindre des sommets. « La faute, d’abord, à une flopée de titres souffrant de mélodies moins inventives, ou d’une écriture paresseuse », comme sur Lost Horizon, lit-on.
« Comment écrire sur autre chose ? »
Petite douceur printanière mélancolique pour les oreilles sans - effectivement - casser la baraque selon nous, The Boys of Dungeon Lane marque le retour de Macca (son surnom chez nos compatriotes anglo-saxons) depuis son dernier disque McCartney III, qu’il avait écrit, interprété et produit seul dans son intégralité.
Conçu entre Los Angeles et la région du Sussex pendant ces cinq dernières années aux côtés de l’Américain Andrew Watt (connu pour avoir œuvré dernièrement avec Lady Gaga, Selena Gomez et les Rolling Stones), ce nouvel opus est empreint de nostalgie, comme le préfigure son titre, un clin d’œil à une rue du quartier de son enfance près de Liverpool.
« Je pensais simplement à ces jours que j’ai laissés derrière moi, et je me demande souvent si je n’écris que sur le passé. Mais comment écrire sur autre chose ? » se demande le principal intéressé dans les notes explicatives.
Paul McCartney « entre dans l’histoire »
La presse britannique en est friande. « En jetant un regard rétrospectif sur son parcours légendaire, Paul McCartney nous offre un album qui prouve qu’il n’a jamais été aussi vivant », s’emballe le magazine Rolling Stone, selon qui « il est difficile de ne pas avoir les larmes aux yeux » à l’évocation de son ancien compère John Lennon dans Days We Left Behind.
Le Guardian évoque même « la finesse d’un maître ». « Peut-être son approche a-t-elle été motivée par le sentiment que le temps presse, s’interroge le quotidien. Avant de conclure : Si l’on s’apprête à enregistrer un album à 83 ans, autant créer quelque chose qui compte, ce que fait The Boys of Dungeon Lane. »
De l’autre côté de l’Atlantique, même son de cloche. « McCartney assume son âge tout en le défiant, ce qui est en quelque sorte le meilleur des deux mondes », note Variety, selon qui il s’agit « sans aucun doute du meilleur album jamais enregistré ni sorti par une rock star octogénaire ». Pour NME, pareil. Macca « entre véritablement dans l’histoire avec ce disque ».
La sienne, comme celle des autres Fab Four (dont il est l’un des derniers résistants vivants avec Ringo Starr, présent aussi sur cet album), n’est pas près de s’éteindre. Ailleurs, elle s’écrit aussi sur les écrans, comme dans les récents docus de Peter Jackson sur les Beatles, ou la très attendue suite de blockbusters de Sam Mendes prévus en 2027.


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