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Le gouvernement étudie la possibilité de donner aux municipalités le pouvoir de taxer les terrains vacants pour encourager le développement.
Bien des municipalités au Nouveau-Brunswick doivent composer avec deux réalités contradictoires : la crise du logement et un grand nombre de terrains vacants sur leur territoire.
Selon Dan Murphy, le directeur général de l'Union des municipalités du Nouveau-Brunswick, la taxe envisagée par la province pourrait ainsi encourager des propriétaires à développer leurs terrains vacants.
On a des exemples dans certaines municipalités où ils ont moins de terrains disponibles pour des développements commerciaux ou des développements de logements. Alors, ce serait un autre outil que les municipalités pourraient utiliser pour encourager le développement, surtout sur des terrains vacants, explique-t-il.

Dan Murphy, directeur général de l'Union des municipalités du Nouveau-Brunswick
Photo : Radio-Canada / Margaud Castadère
Il ajoute que ce genre d'initiative a déjà adopté par plusieurs municipalités à travers le Canada. Les terrains vacants ne seraient pas tous soumis à cette taxe.
Dans les municipalités, ce serait dans des endroits spécifiques où l’on aimerait voir du développement, précise-t-il.
Un projet de loi qui suscite des questions
Pour l'instant, il y a peu de détails sur le projet de loi envisagé par la province.
Le président sortant de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, Yvon Godin, assure que l’association va être là pour participer à la mise en place de cette initiative.

Yvon Godin, président sortant de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Margaud Castadère
Il souligne toutefois que les avis sont partagés auprès des membres.
Si les municipalités acceptent d'aller dans cette direction-là, c'est eux-mêmes qui devront établir les frais et s’occuper eux-mêmes d’aller chercher l’argent. Donc, ça devient déjà plus compliqué pour les municipalités, remarque-t-il.
Le maire de la Communauté régionale de Campbellton, Michel Soucy, appelle pour sa part à la prudence.
Disons qu’il y a différentes façons d’amasser de l’argent, mais arriver et imposer une taxe additionnelle pour ces gens-là, est-ce que c’est la bonne façon de le faire? Il faut être très prudent, déclare-t-il.

Michel Soucy, maire de la Communauté régionale de Campbellton. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin
Il souligne également que la situation est différente dans les communautés rurales et les milieux urbains.
J’espère que ce que le gouvernement va faire, c’est qu’il va y avoir une flexibilité [offerte] aux municipalités de l’appliquer ou non, souhaite-t-il.
Le maire de Fredericton, Steve Hicks, se dit encouragé d’apprendre que le gouvernement provincial envisage des outils que les municipalités pourraient utiliser pour augmenter leurs revenus, tout en encourageant le développement.
Le ministre des Gouvernements locaux, Aaron Kennedy, explique qu’un groupe de travail, composé de représentants d’associations municipales et de gouvernements locaux, se penche sur la question et qu’un projet de loi devrait être présenté à l’automne.


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