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Le gouvernement du Manitoba ne participera pas à l’administration du Programme fédéral d’indemnisation pour les armes à feu de style arme d’assaut (PIAFSAA), préférant laisser Ottawa en assurer la gestion directe. La décision est confirmée dans une lettre signée par le ministre manitobain de la Justice, Matt Wiebe.
Dans ce document officiel, le ministre affirme que la possession légale d’armes à feu relève de la compétence fédérale et que la province n’assumera pas les coûts ni la charge administrative liés au programme.
La possession légale d’armes à feu au Canada relève de la compétence fédérale et le Manitoba n’administrera pas le programme fédéral d’indemnisation pour les armes à feu de style arme d’assaut, pouvait-on lire dans la lettre du ministre, jeudi après-midi.
Le premier ministre Kinew est propriétaire d'armes à feu et comprend les nombreuses utilisations légales et légitimes des armes à feu. Notre gouvernement respectera toujours les propriétaires d'armes à feu respectueux de la loi.
Le 7 janvier dernier, le gouvernement fédéral affirmait qu'un programme national de rachat permettra aux propriétaires d'armes à feu interdites d'obtenir une indemnisation équitable.
Au Cap-Breton, certains détracteurs du programme de rachat d’armes y voient une initiative inefficace et peu susceptible d'améliorer la sécurité publique.
Le ministre Matt Wiebe indique qu'au Manitoba, le gouvernement de Wab Kinew entend respecter les propriétaires d’armes à feu respectueux de la loi et estime que les ressources financières associées au programme seraient mieux investies dans les services de police de première ligne.
Le Manitoba renvoie donc les citoyens vers le gouvernement fédéral, notamment le contrôleur des armes à feu de la GRC, pour toute question liée au programme ou à la législation en vigueur.
Le gouvernement du Manitoba affirme vouloir continuer de défendre les citoyens respectueux des lois, tout en s’attaquant à la criminalité et à ses causes profondes dans la province.
Une approche différente au Québec
La position du Manitoba tranche avec celle du Québec. Le 7 janvier dernier, Ottawa et Québec ont annoncé une entente de contribution financière pour soutenir la mise en œuvre du programme sur le territoire québécois.
L’accord, conclu entre le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, et son homologue québécois, Ian Lafrenière, prévoit un financement maximal de 12,4 millions de dollars afin de couvrir les coûts liés à la récupération des armes à feu admissibles.
Le déploiement de ce programme constitue un pas dans la bonne direction vers des communautés plus sécuritaires.
Ottawa prévoit lancer, dans les prochaines semaines, le volet du programme destiné aux particuliers propriétaires d’armes à feu partout au pays. Les participants devront d’abord soumettre une déclaration, puis une demande d’indemnisation en échange de la remise ou de la neutralisation de leurs armes désormais prohibées.
L’objectif est de permettre aux propriétaires concernés de participer au programme avant la fin de la période d’amnistie, fixée au 30 octobre 2026. Après cette date, la possession des armes visées par les décrets d’interdiction deviendra illégale.
Appui du milieu des chasseurs et des commerçants
La décision du gouvernement manitobain est saluée par certains acteurs du milieu des armes à feu.
Dans un courriel transmis à Radio-Canada, Manitoba Wildlife Federation (MWF) se dit extrêmement satisfaite de la position adoptée par la province.
Cette décision reflète un consensus national presque unanime voulant que le programme soit coûteux, inefficace et qu’il cible injustement des propriétaires d’armes à feu légalement autorisés, sans s’attaquer à la criminalité.
Même son de cloche du côté de Daniel Malo, gérant du magasin de chasse et de pêche Rat River Outdoors, joint par téléphone, jeudi soir. Il dit se sentir enfin soutenu.
Mes premiers instincts, c’est que oui, je suis très content. On dirait qu’on se fait toujours attaquer, mais ce n’est pas nous le problème. On a enfin l’impression d’avoir un peu de soutien.
Radio-Canada a contacté Sécurité publique Canada pour obtenir une réaction.


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