NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
L'annonce du départ de Jason Kindrachuk, vice-président du Laboratoire national de microbiologie (LNM), samedi, replonge l'établissement de Winnipeg dans une phase de transition et de recherche de leadership.
Cet événement met en lumière la fragilité structurelle qui affecte la direction du seul centre de biosécurité de niveau 4 au pays depuis une décennie, un maillon pourtant essentiel du système de santé publique canadien.
M. Kindrachuk, expert mondialement reconnu pour ses travaux sur le virus Ebola et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en pathogenèse moléculaire des virus émergents, a indiqué vouloir retourner à temps plein à ses recherches à l'Université du Manitoba.
Il a expliqué, lors d'une entrevue, que le cumul de ses responsabilités à la vice-présidence du LNM et de ses recherches académiques, qu'il poursuivait les soirs et les fins de semaine, était devenu insoutenable . Il souhaite désormais se consacrer aux travaux qu'il estime mieux maîtriser, tout en continuant de collaborer avec ses collègues internationaux sur le terrain, notamment face aux éclosions en cours, comme en République démocratique du Congo.
Une instabilité persistante au sein de la direction
Au cours des dix dernières années, l'institution a vu se succéder quatre personnes aux postes clés de directeur scientifique général ou de vice-président.
Depuis le départ de Matthew Gilmour en 2015, les changements se sont accélérés, avec les passages successifs de Guillaume Poliquin, du Dr Jean Longtin, et enfin de M. Kindrachuk, qui n'aura occupé ses fonctions que six mois après avoir succédé au Dr Longtin en juillet 2025.
Cette instabilité inquiète les observateurs, d'autant que le laboratoire a dû naviguer dans des eaux troubles, notamment en lien avec les recommandations du comité spécial sur les relations Canada-Chine, faisant suite à l'affaire de l'expulsion de deux chercheurs en 2019 pour des motifs de sécurité nationale.
Gary Kobinger, ancien chef de programme au LNM et figure respectée du milieu, qualifie ce roulement fréquent d'inquiétant . Pour lui, ce départ répété envoie un signal clair : les problèmes de l'institution semblent se situer à l'extérieur du LNM, dans la structure même de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC).
Peut-être que la décision de Jason de quitter ses fonctions [...] sera perçue comme une opportunité importante pour revoir et apporter les changements nécessaires à la gouvernance dont le LNM et l'ASPC ont désespérément besoin , espère-t-il.
M. Kindrachuk se veut toutefois rassurant, soulignant que la collaboration entre le laboratoire et l’Université du Manitoba crée un pôle d’excellence unique et que l’institution continuera de fonctionner malgré ces changements de garde.
Avec les informations de Karen Pauls


6 day_ago
72



























.jpg)






French (CA)