NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Face à la multiplication des plaintes concernant la consommation et le trafic de drogue à ciel ouvert, la police de Winnipeg lance une opération ciblée de 10 jours au centre-ville. Si cette initiative est saluée par certains commerçants et résidents, elle soulève des inquiétudes chez les intervenants de première ligne.
Au moins 25 arrestations pour une centaine d’interactions en seulement deux jours. C’est le bilan présenté par la police de Winnipeg vendredi en conférence de presse. En présence du maire Scott Gillingham, le chef de la police, Gene Bowers, a fait le point sur l’opération en cours, caractérisée par un renforcement de la présence policière dans certaines zones.
Beaucoup expriment une réelle inquiétude (...) Ces problèmes affectent le sentiment de sécurité des gens, leur bien-être et leur confiance dans la communauté , affirme le chef Bowers.
En réponse à ces appels, le Service de police de Winnipeg a déployé cette opération visant à briser la normalisation de ces comportements. M. Bowers a admis que les forces de l'ordre avaient sous-estimé l'ampleur du problème.
Tolérance zéro
M. Bowers a précisé que l'objectif n'était pas de criminaliser la dépendance, reconnaissant que celle-ci « est un problème de santé ». Cependant, la police adopte une posture très ferme.
Nous adoptons une approche de tolérance zéro envers les personnes qui consomment des drogues. Les personnes trouvées en train de consommer seront détenues. S'il reste du produit, nous le saisirons, tout en surveillant le trafic de drogue en même temps.
Les autorités ont précisé que la majorité des arrestations concernent des personnes qui ont enfreint des conditions imposées par un tribunal et/ou qui faisaient l'objet de mandats d'arrêt en cours.
Parallèlement, la police assure travailler avec des équipes d'intervention pour orienter les personnes en difficulté vers des soins. Depuis mercredi, trois personnes ont été dirigées vers le centre de désintoxication de la province.
Le maire de Winnipeg, Scott Gillingham, dit soutenir cette initiative. La consommation de drogues illégales dans les espaces publics ne peut pas devenir la norme à Winnipeg, déclare-t-il.
Un soulagement pour certains, des préoccupations pour d'autres
Cindy Lou Bicknill, une résidente de l'avenue Portage, croit que les personnes visées par ces opérations méritent du soutien sur le long terme. Un peu de soutien serait le bienvenu , dit-elle.
Mais pour l'instant, elle reconnaît un soulagement grâce aux actions policières. Mais c’est mieux que la police soit là, parce qu'ils ne traînent plus partout , confie-t-elle.
Robel Gebreyesus, résident et chef d'entreprise sur l'avenue Portage, admet que ces interventions auront un effet sur le trafic dans les secteurs ciblés, mais il craint que cela ne freine pas la consommation et que les personnes concernées ne trouvent simplement d'autres endroits pour s'isoler.
La Ville devrait faire davantage pour aider les sans-abri et offrir des logements abordables , insiste-t-il, rappelant qu'il ne suffit pas de chasser les concernés.
Les gens ont besoin d'un endroit où rester et où ils peuvent consommer en toute sécurité. Nous avons une responsabilité envers eux , insiste-il.
La crainte des intervenants de première ligne
Sur le terrain, l'approche est dénoncée par des organismes communautaires. Kate Sjoberg, directrice générale de l'organisme d'aide aux jeunes Resource Assistance for Youth, rapporte que des agents auraient confisqué du matériel de réduction des méfaits et détruit des pipes à proximité de centres d'accès aux soins.
Elle a aussi déploré l'absence de consultation préalable avant le lancement de la rafle. Le chef Bowers a reconnu un faux pas à ce sujet et a indiqué que des démarches de concertation étaient désormais prévues.
Rappelant que Winnipeg traverse une crise de surdoses aiguës, Mme Sjoberg indique que la façon dont certaines interventions sont menées est l'opposé d'une approche aidante.
Lorsque les gens consomment, un niveau de stress plus élevé signifie qu’ils sont plus enclins à adopter des modes de consommation moins sûrs; toute augmentation de la présence policière… va accroître leur stress… nous sommes donc préoccupés par cette augmentation et par le danger que courent les personnes souffrant d’addiction en ce moment à Winnipeg.
Elle soutient que ces interventions risquent de briser le lien de confiance essentiel avec les populations les plus vulnérables. Cette rupture laisse craindre, selon elle, une aggravation de la crise sanitaire, particulièrement en plein état d'urgence lié au VIH dans la province.
Avec les informations de Laurent Scott


18 hour_ago
21



























.jpg)






French (CA)