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La ministre ténoise des Finances et responsable de l’infrastructure stratégique, Caroline Wawzonek, a défendu mardi le nouveau tracé proposé pour le Corridor économique et de sécurité de l’Arctique (CESA). Cette nouvelle carte avait été dévoilée samedi par le gouvernement tłįchǫ et la Première Nation des Dénés Yellowknives (YKDFN).
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) avait dans le passé défendu l’ancien tracé comme étant celui qui maximise le potentiel économique du territoire. Le CESA doit en effet traverser la province géologique des Esclaves, une zone convoitée pour son potentiel minier.
La meilleure route, la plus économique, la plus prospère, ce sera la route qui sera construite, a argué Caroline Wawzonek pour souligner le pragmatisme de son gouvernement.
Le corridor avancé par le gouvernement tłįchǫ et la Première Nation des Dénés Yellowknives (YKDFN) serait situé à l’ouest de la communauté de Wekweètì et permettrait la création de voies d’accès vers cette communauté ainsi que celle de Gamètì.
Cela signifie que nous devons trouver un équilibre entre la minéralogie de toute cette région et un autre pilier du Nord qui est l’aménagement du territoire.
Le GTNO estime que l’option proposée par les deux gouvernements autochtones est la meilleure pour éviter les zones d’habitat des caribous, dont les populations diminuent drastiquement dans cette région.
La ministre Wawzonek a expliqué en conférence de presse que les plans initiaux de son administration ont été stoppés il y un an, sur demande du gouvernement tłįchǫ et de la YKDFN.
C’était à la demande de ces deux Premières Nations qui nous ont dit : "Laissez-nous trouver un tracé qui va concrètement aboutir à une route".
Le grand chef des Tłįchǫs, Jackson Lafferty, tout comme deux de la YKDFN, Ernest Betsina et Fred Sangris, ont insisté sur le fait que cette initiative ne représentait qu’une étape du projet.
Ils veulent désormais prendre le temps de consulter leurs membres, d’autres gouvernements autochtones et le public pour connaître leur avis sur le tracé proposé.

La longue zone verte correspond à la proposition du gouvernement tłįchǫ et de la Première Nation des Dénés Yellowknives pour le Corridor économique et de sécurité de l’Arctique, côté Territoires du Nord-Ouest.
Photo : Fournie par le gouvernement tłįchǫ et la Première Nation des Dénés Yellowknives
Le CESA combine une route d’environ 400 kilomètres qui relierait Yellowknife à la frontière du Nunavut et à une seconde autoroute de 230 kilomètres qui ira jusqu’au port en eau profonde proposé à Grays Bay.
Le premier ministre Mark Carney avait décidé en mars d’inscrire cette infrastructure à la liste des grands projets nationaux.


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