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Des agents questionnés en déontologie policière

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Les audiences ont repris ce matin au palais de justice de Shawinigan concernant six policiers cités en déontologie policière dans le dossier d’un meurtre, suivi d’un suicide dans un contexte conjugal survenu à Trois-Rivières en 2020.

Les agents Élizabeth Lamontagne et Marc-André St-Amand ont été interrogés par les avocats des deux parties devant la juge, dans le cadre d’une citation à la Commissaire à la déontologie policière.

Les faits remontent à septembre et octobre 2020. Claude Bergeron n’est à ce moment plus en couple avec Josée Laurendeau qui s’est fait un nouveau conjoint, Mario Lalonde. Le 8 octobre, M. Bergeron a tué M. Lalonde avant de s’enlever la vie.

Dans les jours précédant le drame, Mme Laurendeau et son avocate disent avoir alerté à plusieurs reprises la police de Trois-Rivières. Mme Laurendeau a d'ailleurs déposé une plainte pour violence conjugale contre M. Bergeron.

Rappelons que, dans la citation, la Commissaire à la déontologie avait affirmé que les agents ne se sont pas comportés de manière à préserver la confiance et la considération que requièrent leurs fonctions. Dans son témoignage livré en avril dernier, la plaignante affirmait ne pas avoir été crue à maintes reprises par les policiers.

Deux interventions scrutées à la loupe

Deux des agents ont été questionnés sur des interventions qui ont eu lieu avant le drame. Par exemple, le 30 septembre, Élizabeth Lamontagne est allée au domicile de Mme Laurendeau pour une introduction par effraction.

L’agente Lamontagne a mentionné devant le tribunal qu'elle n'avait pas assez de preuves, que ce soit par témoin ou caméra, pour accuser formellement Claude Bergeron et procéder à son arrestation.

De plus, selon elle, c’était une intervention dans le domaine civil, puisque M. Bergeron est entré par effraction, certes, mais dans l’intention d’y récupérer ses biens à la résidence de Mme Laurendeau, et non d’y commettre un crime.

Pour sa part, Marc-André St-Amand a été appelé à se rendre au domicile de Mme Laurendeau parce que M. Bergeron voulait de l’assistance pour récupérer ses biens qui étaient dans le garage. Mme Laurendeau a refusé cette demande.

Il a décrit une discussion dans laquelle le ton va monter rapidement, surtout en raison de Mario Lalonde qui, selon l’agent St-Amand, devient hors de lui.

Dans le témoignage de Mme Laurendeau en avril dernier, elle disait que l’agent Saint-Amand avait pris un ton direct et lui avait demandé d’ouvrir sa porte, ce que l’agent a nié.

Et concernant cette plainte de violence conjugale, les deux policiers affirment que, lors de ces interventions, ils ont demandé à Mme Laurendeau s’il y avait du nouveau. Elle aurait, selon les dires des agents, répondu par la négative lors des deux occasions et que, dans ce cas, le dossier continuait de cheminer au service des enquêtes.

Les audiences se poursuivront demain, toujours au palais de justice de Shawinigan.

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