NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le football universitaire canadien ne suivra pas la Ligue canadienne (LCF), qui modifiera de façon importante certains de ses règlements pour 2027.
Parmi les principaux changements figurent la réduction de la longueur du terrain, qui passera de 110 à 100 verges, ainsi que le déplacement des poteaux de but. Annoncées l'an dernier, ces modifications s'inscrivent dans une réforme plus large du jeu mise de l'avant par le commissaire de la LCF, Stewart Johnston.
Ces nouvelles règles ne s'appliqueront toutefois pas automatiquement au football universitaire canadien.
Contrairement aux équipes professionnelles de la LCF, les formations de l'U Sports suivent le livre de règlements de Football Canada. L'organisme national établit de façon indépendante les règles et les dimensions des terrains qui s'appliquent à ses compétitions.
Nous respectons la décision de la LCF de faire évoluer son jeu. Compte tenu des répercussions opérationnelles et des ressources qu'exigent des changements de cette nature, ainsi que de certaines contraintes avec lesquelles Football Canada doit composer à titre d'organisme national de sport, nous ne prévoyons pas apporter de changements correspondants pour la prochaine saison, a indiqué Football Canada à Radio-Canada Sports.
Un changement beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît

Le commissaire de la Ligue canadienne de football, Stewart Johnston, a annoncé une série de changements en 2025.
Photo : La Presse canadienne / Sammy Kogan
Derrière cette décision se cachent effectivement d'importants enjeux logistiques et financiers.
Selon les informations recueillies par Radio-Canada Sports, le déplacement des poteaux de but peut à lui seul entraîner des coûts de plusieurs milliers de dollars, selon les caractéristiques de chaque installation.
Le principal casse-tête concerne toutefois les surfaces de jeu.
Réduire la longueur du terrain de 10 verges est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît. Sur certains terrains, les lignes sont peintes et peuvent donc être effacées, puis redessinées en fonction des nouvelles dimensions.
Sur d'autres surfaces synthétiques, cependant, elles sont cousues directement dans le revêtement de façon permanente.
Modifier les dimensions du terrain peut alors nécessiter des travaux beaucoup plus importants, voire le remplacement complet de la surface. Le coût d'une telle opération serait d'environ 2 millions de dollars, selon certaines estimations.
Radio-Canada Sports n'a pas été en mesure d'obtenir de données permettant de déterminer quelle proportion des terrains utilisés au football universitaire canadien possède des lignes permanentes plutôt que peintes.
La situation est d'autant plus particulière que, toujours selon les informations recueillies par Radio-Canada Sports, l'U Sports n'aurait pas été consultée par la LCF avant l'annonce de ces changements.
Un même stade, deux terrains?

Le Stade Percival-Molson, où les Alouettes de Montréal sont locataires, appartient à l'Université McGill.
Photo : Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Le Stade Percival-Molson illustre bien le casse-tête. Le domicile des Alouettes de Montréal est également celui des Redbirds de l'Université McGill, et sa surface synthétique a des lignes cousues.
Avec l'entrée en vigueur des nouvelles dimensions de la LCF, le même terrain pourrait donc devoir être configuré à 100 verges pour les matchs des Alouettes, puis à 110 pour ceux des Redbirds.
L’Université McGill suit attentivement les changements prévus aux règles relatives aux terrains de jeu et aux poteaux de but. Nous travaillons en étroite collaboration avec les Redbirds et les Alouettes afin d’assurer que tous les matchs de football au Stade Percival-Molson soient pleinement conformes aux normes et aux règlements des organismes concernés, a simplement dit l'Université de McGill.
Et le Stade Percival-Molson n'est pas un cas isolé. Trois autres équipes de la LCF partagent leurs installations avec une formation universitaire : les Stampeders de Calgary, les Blue Bombers de Winnipeg et les Roughriders de la Saskatchewan.
À Regina, des rénovations au terrain où jouent les Roughriders sont toutefois déjà prévues d'ici la prochaine saison.
Les autres installations auraient donc le défi d'accueillir du football selon deux configurations.
Contactée par Radio-Canada Sports à ce sujet, la LCF assure toutefois que les universités n'auront pas à assumer les coûts des modifications nécessaires à la tenue de ses matchs.
Dans les stades partagés par des équipes des deux ligues, le repositionnement des poteaux de but et la mise à jour des dimensions du terrain relèvent de la responsabilité des clubs de la LCF, et non des organisations de l'U Sports, a précisé la ligue par courriel.
La responsabilité financière reviendrait donc aux Alouettes de Montréal, qui sont locataires du Stade Percival-Molson, pour effectuer les modifications nécessaires au terrain.

Le Stade Percival-Molson
Photo : Getty Images / AFP/SEBASTIEN ST-JEAN
La LCF semblerait toutefois hésitante à aller de l’avant avec ce changement de dimensions en raison des problèmes qu’il entraînerait dans plusieurs stades.
La question de l'harmonisation ne se limite pas aux dimensions du terrain ni à l'emplacement des poteaux.
D'autres changements annoncés par la LCF, notamment la nouvelle règle des simples ou l’emplacement des bancs, par exemple, ne nécessitent pas de transformations importantes aux infrastructures et pourraient, en théorie, être beaucoup plus simples à reproduire dans le football universitaire.
Football Canada n'a toutefois donné aucune indication à Radio-Canada Sports permettant de savoir si certaines de ces nouvelles règles seraient adoptées séparément des changements touchant les terrains.
Son intention de ne pas suivre la LCF dans l'immédiat en ce qui concerne les dimensions du terrain et l'emplacement des poteaux ne signifie donc pas nécessairement que l'ensemble des nouvelles règles du circuit professionnel seront écartées à plus long terme.
Pour le moment, le football professionnel et le football universitaire canadiens semblent donc appelés à se jouer selon des règles et sur des terrains différents.


5 hour_ago
7



























.jpg)






French (CA)