La scène se passe à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 12 février 2016, que je suivais en qualité de chroniqueur. J’allais sortir vers midi de la cafétéria du Bayerischer Hof quand un de mes anciens collègues, qui travaillait au Département de la défense, m’interpella. «Reste encore quelques instants, me dit-il, notre nouveau conseiller fédéral va venir prendre son déjeuner et je te présenterai.» Et en effet, quelques minutes plus tard, M. Guy Parmelin arriva. Il n’y eut pas besoin de formalités: quinze ans plus tôt, j’avais reçu une délégation de l’UDC du canton de Vaud, qu’il présidait, venue voir au Palais des Nations comment fonctionnait l’ONU à laquelle nous allions adhérer. Il s’en souvenait parfaitement. M. Vladimir Petrovsky, directeur général avait mis les petits plats dans les grands et préparé un programme mémorable qui donnait aux députés vaudois une vue d’ensemble de l’organisation, et notamment sur ses procédures budgétaires.
Cordial et détendu, le nouveau conseiller fédéral mentionna les divers rendez-vous qu’il aurait en marge de la Conférence. Il venait de quitter son collègue français, Jean-Yves Le Drian qui lui avait appris que l’année 2016 «était une grande année pour les relations franco-suisses puisqu’elle marquait le 500e anniversaire de la «paix perpétuelle» de Fribourg» conclue au lendemain de la bataille de Marignan.


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