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L’association culture et loisirs prépare pour 2027 un hommage au réalisateur Yves Robert, qui fut très impliqué à Saint-Hilarion (Yvelines), où il a vécu des années 1950 à 1990.
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Par Gautier Chance Publié le 21 août 2026 à 6h16
À Saint-Hilarion (Yvelines), peu connaissent l’histoire locale attachante de l’un des grands cinéastes français du XXe siècle. Peu de signes, de traces ou d’indices laissent penser qu’Yves Robert (1920-2002), le réalisateur de La Guerre des boutons (1962), La Gloire de mon père (1990) ou encore Le Château de ma mère (1990) et de la saga du Grand Blond avec une chaussure noire (1972 et 1974) a vécu dans le village, des années 1950 aux années 1990. Aucun panneau indicatif, pas de lieu touristique dédié.
Plus de vingt ans après son décès, l’association culture et loisirs (ACL) a décidé de s’impliquer pour perpétuer son héritage cinématographique et son engagement pour la commune. « Il faisait venir ses amis du cinéma pour ramener de l’argent aux associations locales et intervenait dans les fêtes du village et les kermesses », assure Daniel Fabre, président de l’ACL.
Le réalisateur célébré en mai 2027
Face au manque accru de connaissances et de reconnaissance de la vie à Saint-Hilarion d’Yves Robert, les membres de l’association ont orchestré un travail collectif d’un an environ pour retracer sa mémoire et organiser un événement convivial commun.
En mai 2027, une fête en l’honneur du réalisateur français est programmée à la salle des fêtes, qui porte son nom depuis 2016 à la suite d’une décision du conseil municipal (des travaux de modernisation y étaient alors entrepris -N.D.L.R.).
Il s’agit de l’une des deux seules références manifestes de la vie Yves Robert à Saint-Hilarion. La seconde s’observe de l’autre côté de la route de Rambouillet avec la crèche nommée P’tit Gibus, l’un des personnages emblématiques (joué par le jeune Martin Lartigue) de La Guerre des boutons.
Le projet est déjà en marche
Quête de vieilles photos et de traces écrites de son engagement dans les archives, recherche d’affiches de films, reconstitution d’une salle d’école… Le travail débutera à la rentrée mais le projet se met déjà en marche.
Les acteurs locaux ont ainsi contacté le musée de l’école de Chartres et d’Eure-et-Loir. La structure a accepté de reproduire pièce par pièce une classe d’autrefois. Une kermesse doit également voir le jour, en lien avec l’implication du cinéaste sur le sujet.
Un ancrage local considérable
À travers ce projet, l’objectif est d’impliquer les habitants de Saint-Hilarion et les résidents actuels de la maison dans laquelle Yves Robert et sa femme ont habité. Ces derniers connaissent l’histoire du lieu et la notoriété du réalisateur, mais n’ont pas encore été contactés. Si Daniel Fabre et l’ACL comptent entraîner les locaux avec eux dans l’organisation de la fête, c’est en miroir de ce qu’a donné Yves Robert pour le développement du village.
La décennie 1950 marque le début de sa carrière. Le cinéaste compte déjà quelques films à son actif lorsque le maire de la commune yvelinoise l’invite à inaugurer la salle communale, dès lors nommée « foyer rural ». Yves Robert s’installe au moulin de la Guéville, un immense domaine composé de plusieurs bâtiments, d’un jardin à perte de vue et sous lequel coule un ruisseau, la Guéville justement. Le tout près des bois.

Saint-Hilarion sert de décor à « La Guerre des boutons »
Des bois qui deviendront iconiques. Il y tournera des scènes mémorables et des répliques cultes de La Guerre des boutons. Le film aura un énorme succès dans les salles et fera plus de 10 millions d’entrées.
Parmi elles, le « Ben mon vieux, si j’aurais su, j’aurais pas venu » du Petit Gibus, nu comme un ver avec une épée en bois dans la main droite. La séquence a été tournée à l’entrée du bois, derrière le moulin de la Guéville, sur un chemin autant ensablé aujourd’hui qu’à l’époque, mais bien plus boisé. Le lieu est impossible à retrouver pour les fans sans fouille minutieuse en amont.
« Yves Robert a motivé des gamins de l’école locale, des adultes aussi, un bûcheron, à jouer dans La Guerre des boutons. Mais en dehors de son film le plus connu, les scènes qu’il a tournées dans la commune sont anecdotiques. »
Le bois a également servi de cadre à l’épisode du film où le facteur Nestor, incarné par Claude Confortès, tombe à vélo à cause de pièges tendus par les enfants.

D’autres acteurs du sud des Yvelines
Yves Robert a posé ses valises à Saint-Hilarion dans les années 1950 en raison de la proximité du village avec son entourage et pour exercer plus facilement son métier.
D’autres acteurs ont résidé dans les alentours, à Émancé, Rochefort-en-Yvelines ou Chevreuse. Parmi eux, Jean Rochefort et Victor Lanoux, devenus des monuments du grand écran grâce à des films tels qu’Un éléphant ça trompe énormément (1976) ou Nous irons tous au paradis (1977). Deux films réalisés justement par Yves Robert.
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