NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le Centre d’histoire et d’archéologie de la Métabetchouane (CHAM), à Desbiens, n’ouvrira pas ses portes cet été et pourrait demeurer fermé pour une durée indéterminée.
L’organisme dit être toujours en attente d’une réponse à sa demande d’agrément déposée en décembre dernier.
Pour pouvoir recevoir un financement de la part du ministère de la Culture et des Communications (MCC), un musée doit auparavant être agréé.
Robert Charron, président du CHAM depuis trois ans, avait sonné l’alarme l’an dernier à propos de son musée qui ouvre normalement pour la période estivale. Il dirige une équipe de bénévoles comme lui.
Juste être présent pour les clients, l'apport monétaire n'est pas suffisant pour faire vivre cet établissement. Nous survivons depuis tout ce temps-là avec des bénévoles et en utilisant le moins possible nos économies, mais maintenant on arrive au bout et de façon serrée. C'est à contrecœur que nous devons fermer au moins pour la période estivale de 2026, a affirmé Robert Charron lundi.

Robert Charron est le président du Centre d’histoire et d’archéologie de la Métabetchouane.
Photo : Radio-Canada / Frédérica Fortin-Foster
Le système d’agrément mis en place en 2019 demande notamment d’employer du personnel rémunéré et de démontrer une saine gestion financière.
M. Charron croit que ce serait son modèle de gestion qui ne répondrait pas aux exigences requises pour l’obtention de cette subvention.
On s'est renseignés aux sources et, ce qu'on nous dit, c'est qu'actuellement le dossier est en litige parce que nous n'avons pas de directeur payé à temps complet. C'est un cercle vicieux ; je n'ai pas de directeur, donc je n'ai pas l'agrément ni le budget de fonctionnement et j'ai besoin de ce budget pour avoir un directeur, a-t-il déploré.
L’an dernier, une aide d’urgence de Québec de 50 000 $ avait été accordée à ce site historique qui témoigne des premiers contacts entre les colons et les Autochtones dans la région.
Le MCC devrait transmettre sa décision d’ici le mois de juillet.
À qui la responsabilité?
Advenant une fermeture définitive, la responsabilité du bâtiment reviendrait à la Ville de Desbiens, estime Robert Charron.
Si ça ferme et que nous ne réussissons pas à obtenir l'agrément, l'entité qui devra le reprendre c'est la Ville de Desbiens et elle est endettée de 1 million de dollars. Elle va se retrouver avec le même défi que nous avons actuellement. On ne veut pas perdre ce patrimoine et que ça se retrouve entre les mains de gens qui ne sont pas en mesure de s'en occuper, a avancé Robert Charron.

Le Centre d'histoire et d’archéologie de la Métabetchouane est situé à Desbiens.
Photo : Radio-Canada / Frédérica Fortin-Foster
Du côté de la Ville de Desbiens, on attend de voir la suite des événements.
Il y a un conseil d'administration présentement au CHAM, ils sont donc indépendants. Ce sera à eux de voir la suite des choses, mais il y a tout de même un site patrimonial sur le terrain, donc la Ville et la MRC devront sans doute être concertées dans ce dossier-là, a répondu de son côté le directeur général de Desbiens, Mathieu Simard.
Un impact touristique
En plus de l’aspect patrimonial, le CHAM figure parmi les attraits touristiques au Lac-Saint-Jean. Le nombre de visiteurs était en croissance ces dernières années. Certains redoutent l’impact de cette fermeture.
On a doublé notre taux de visiteurs en un an seulement et pour ce qui est des camps d'été, nous sommes passés de 50 à 280 visiteurs juste l'an passé, a chiffré le président du site historique.
Tourisme Saguenay–Lac-Saint-Jean indique que la situation du musée de Desbiens est vécue ailleurs.
Ça démontre le défi auquel les institutions sont confrontées, soit de trouver du financement, d’opérer une organisation comme celle-là et d'assurer une expérience client. Pour nous, on l'accueille avec tristesse, mais on garde espoir de trouver une solution, vu la valeur de ce lieu, a témoigné la directrice générale de Tourisme Saguenay–Lac-Saint-Jean, Julie Dubord.
La Véloroute des Bleuets qui ceinture le Pekuakami passe par le terrain du CHAM.

Le directeur général de la Véloroute des Bleuets, David Lecointre, est déçu de voir que le Centre historique et d’archéologie de la Métabetchouane demeurera fermé cet été.
Photo : Radio-Canada / Frédérica Fortin-Foster
C'est vraiment un endroit particulier situé à l'embouchure de la rivière Métabetchouane où nos cyclistes aiment s'arrêter, puis il y a quand même tout l'intérêt généré sur l'aspect historique de notre région qui était présenté à cet endroit-là. Donc, c'est très triste comme nouvelle, a partagé le cycliste.


1 week_ago
23



























.jpg)






French (CA)