NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le Mantais Bar, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), a été fermé jusqu’en février 2027 par arrêté préfectoral, ce 18 août 2026, après une série de graves troubles à l’ordre public.
Sur le même thèmeCommerceJusticeviolences
Par David Goudey Publié le 18 août 2026 à 20h37
La menace était claire. Elle a été mise à exécution. Le Mantais Bar, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), est fermé officiellement pour six mois. Un arrêté préfectoral, signé par délégation par le sous-préfet d’arrondissement Éric Zabouraeff, a été pris en ce sens ce mardi 18 août 2026. Le permis d’exploitation dont est titulaire le gérant a également été annulé.
Le débit de boissons, situé en plein centre-ville, place du Marché-au-Blé, était décrié pour ses nuisances depuis plusieurs mois, et même bien avant, lorsqu’il s’appelait encore Le Sporting et était sous une autre gérance. Il y avait eu, surtout, la mort d’un homme par arme blanche le 19 juillet 2026, à la suite d’une rixe, non loin de là, place Saint-Maclou.
Une procédure contradictoire préalable avait été lancée
Dans le cadre d’une procédure contradictoire préalable, lancée le 24 juillet 2026, le gérant du Mantais Bar avait bénéficié d’un délai « pour présenter [ses] observations » et répondre aux griefs, nombreux, qui visaient son commerce. Lui et son conseil y ont répondu dans un courrier en date du 4 août 2026, apprend-on à la lecture des attendus de l’arrêté préfectoral. Ils n’ont pas convaincu les services de l’État.
L’arrêté préfectoral énumère les différentes charges à son encontre. Il y a là, en premier lieu, « un rapport d’information », datant du 20 juillet 2026, du commissaire divisionnaire et chef de la circonscription de la police nationale de Mantes-la-Jolie. Il est « relatif aux faits survenus dans la nuit du 18 au 19 juillet 2026 » et « [font] état de troubles graves à l’ordre public en lien avec la fréquentation de l’établissement ».
« Plusieurs interventions successives des forces de l’ordre ont été nécessaires à l’intérieur de l’établissement […] afin de mettre fin à des rixes impliquant plusieurs individus. »
Un lien direct établi
« Quelques heures plus tard, dans la journée du 19 juillet 2026, est-il poursuivi, une nouvelle confrontation impliquant plusieurs des personnes ayant pris part à ces rixes est survenue place Saint-Maclou, à proximité de l’établissement. Cette confrontation a donné lieu à des agressions à l’arme blanche ayant fait plusieurs victimes, dont une personne est décédée. »
« Il est établi que ces violences s’inscrivent dans le prolongement des altercations survenues la veille au sein de l’établissement. »
Des pensionnaires dans l’hôtel fermé ?
À la lecture de l’arrêté, on apprend que « deux des personnes impliquées ont déclaré comme domicile l’adresse de l’établissement », alors même « qu’à cette adresse ne se situent que le bar et l’hôtel afférant, qui a été fermé administrativement et n’a jamais eu d’autorisation de réouverture ».
« Cette circonstance, tranche les services de l’État, est de nature à révéler l’existence de liens étroits entre certains protagonistes et les lieux et renforce le risque de renouvellement des troubles à l’ordre public. »
Les mêmes protagonistes dans chaque rixe
Il s’avère également établi que « les violences commises le 19 juillet 2026, constitutives d’actes criminels au sens de l’article L3332-15 du Code de la santé publique, sont en relation directe avec la fréquentation du (Mantais Bar) et qu’il ressort des constatations des services de police que plusieurs des personnes impliquées dans les rixes survenues dans l’établissement au cours de la nuit du 18 au 19 juillet 2026 figurent également parmi [celles] mises en cause à la suite de l’agression commise dans la journée du 19 juillet ».
L’arrêté préfectoral rappelle, par ailleurs, que l’établissement, sous le nom Le Sporting, a été le théâtre « d’une rixe […] dans la nuit du 6 au 7 novembre 2025, au cours de laquelle des faits de violences volontaires aggravées ont été commis entraînant notamment une infirmité permanente pour un client ».
« Il est apparu que des boissons continuaient à être servies alors que le service aurait dû être clos. Ces faits s’inscrivaient dans une série de violences relevées depuis le mois de décembre 2024. L’établissement faisait également l’objet de dépassements récurrents des horaires autorisés pour l’exploitation de sa terrasse, générant des nuisances sonores. »
Déjà « des troubles graves à l’ordre public » de fin mai au 17 juillet 2026
Le Sporting n’avait jamais rouvert depuis cette nuit-là. Le Mantais Bar, avec un autre gérant à sa tête, lui a succédé. Les premiers clients ont été accueillis dans le courant du mois de février 2026.
Las. « Malgré ce changement d’exploitant […], les services de police ont continué à constater des troubles graves à l’ordre public en lien avec la fréquentation de l’établissement, notamment […] le 30 mai, le 5 juin et le
17 juillet 2026 », tous consignés dans le rapport du commissaire divisionnaire de Mantes-la-Jolie.
« L’établissement de débit de boissons du 13, place du Marché-au-Blé (sous son nom actuel ou anciennement celui du Sporting – N.D.L.R.) concentre, depuis 2016, l’essentiel des troubles à l’ordre public affectant ce secteur. Une vingtaine de procédures sont attachées à cette adresse. »
« Une mesure nécessaire, adaptée et proportionnée »
Pour tous ces motifs, « le maintien de l’activité est […] susceptible de favoriser la réitération de violences et de nouveaux troubles à l’ordre public », résume l’arrêté préfectoral. Une fermeture d’une durée de six mois constitue « une mesure nécessaire, adaptée et proportionnée à l’objectif de préservation de l’ordre public ».
On apprend, au passage, que le gérant, dans les observations fournies aux services de l’État, reconnaît son implication dans les troubles survenus dans la nuit du 18 au 19 juillet 2026, « notamment par son intervention physique à l’encontre d’un client en état d’ébriété ayant adopté un comportement agressif ».
L’avertissement de la préfecture
Le fait de ne pas se conformer à telle mesure de fermeture, prévient la préfecture, est passible de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende.
Une copie du présent arrêté, est-il précisé, doit être adressée au maire de Mantes-la-Jolie. 78actu a contacté les services de la Ville pour avoir une réaction. À l’heure de cette publication, notre demande n’avait pas encore eu de réponse.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


2 week_ago
52



























.jpg)






French (CA)