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Par Laurent Frémont
Publié le 14/08/2026 à 17h33, mis à jour le 14/08/2026 à 18h04
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TRIBUNE - En validant la loi sur l’aide à mourir sans en censurer une ligne, malgré cinq saisines et plus de cent cinquante pages de griefs, le Conseil constitutionnel a rendu une décision au rabais, estime le cofondateur du collectif Démocratie, Éthique et Solidarités.
Passer la publicitéAu cœur de l’été, le Conseil constitutionnel a validé la loi créant un « droit à l’aide à mourir ». Aucune censure. Trois réserves en guise de garanties. Ce blanc-seing préserve moins la Constitution que l’héritage du quinquennat. Cinq saisines, du premier ministre lui-même, du président du Sénat, de deux cents parlementaires, posaient pourtant des questions inédites : peut-on instituer un droit à recevoir la mort sur des critères flous, sans horizon temporel, sans juge, sans recours des proches, sans protection des plus vulnérables ? Les Sages n’ont pas répondu. Ils ont récité.
Récité leur formule d’autolimitation : le Conseil « ne dispose pas d’un pouvoir général d’appréciation et de décision de même nature que celui du Parlement ». Récité, en exergue de chaque section, le considérant sur la dignité de la personne humaine : invoquée partout, appliquée nulle part. Récité, enfin, le texte de la loi lui-même, restitué article après article pour conclure qu’il n’est…


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