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CHRONIQUE - Gabriel Attal comme Édouard Philippe s’entourent de précautions oratoires pour évoquer le redressement budgétaire qui attend la France. Qui, parmi les candidats, aura le courage d’assumer cet effort indispensable et d’en dire clairement l’ampleur aux Français ?
Passer la publicitéEntre deux canicules, le « sang et les larmes », selon l’expression de Gabriel Attal - un emprunt tronqué à Churchill - se sont glissés dans le débat public, juste avant l’été… Histoire de tâter, par avance, de la grande épreuve du budget qui attend le gouvernement à la rentrée - le comité d’alerte des finances publique vient encore de cibler 3 milliards de « refroidissement » (sic) de la dépense à effectuer.
Les efforts budgétaires, puisqu’il faut bien les nommer, ont heureusement trouvé en ce début de campagne quelques défenseurs : la croisade sacrificielle de François Bayrou sur le grand devoir « moral » des Français vis-à-vis de la dette n’a pas complètement découragé toutes les bonnes volontés : la baisse des dépenses publiques est un prérequis de tout candidat libéral qui se respecte, a fortiori quand la France menace de sombrer sous le poids de sa dette. La forme est là, mais la détermination ?
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