Spécialisé dans la reprise d’entreprises en difficulté, Cédric Meston, 32 ans, vient d’ajouter Duralex à sa collection.

La rédaction - Aujourd'hui à 17:31 | mis à jour aujourd'hui à 17:34 - Temps de lecture :

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Il est surnommé le « nouveau Bernard Tapie ». L’entrepreneur Cédric Meston a officiellement repris l’entreprise Duralex, un projet validé par le tribunal de commerce d’Orléans (Loiret) mercredi 14 octobre. Il s’agit du cinquième repreneur de l’entreprise de verrerie en 25 ans.

Cédric Meston, 32 ans, est ingénieur diplômé de Télécom Paris et ancien consultant au sein du cabinet américain McKinsey. Son parcours démarre avec la fondation de HappyVore en 2019, une start-up spécialisée dans la fabrication de viandes végétales, devenue numéro un du secteur. Il se tourne ensuite vers le rachat de marques en difficulté : Tupperware France l’an dernier, le fabricant de pneus Black Star et maintenant Duralex, placée en redressement judiciaire il y a quatre mois. « Redresser des entreprises, c’est ainsi que l’on bâtit des économies plus solides », affiche-t-il sur son profil LinkedIn. « Ma conviction, c’est que si on le fait bien, on donne des deuxièmes chances à des entreprises qui sont vouées à disparaître », a-t-il déclaré.

Il veut être un entrepreneur « responsable »

Pourtant, celui qui se qualifie de « serial repreneur » dans son livre, se défend de chercher à « empiler les sociétés ». Dans une interview donnée au groupe EBRA (dont fait partie notre journal) en 2025, il confiait : « Si l’on récupère une “boîte” uniquement dans l’idée de faire du profit, ça ne marche pas. En revanche, si l’on veut vraiment préserver des emplois et faire perdurer une activité, alors là, ça fonctionne. »

Il souhaite en effet se forger l’image d’un entrepreneur « responsable » en allégeant l’empreinte carbone des entreprises. Avec Duralex, la société réputée pour ses verres incassables, il entend décarboner entièrement la production en passant à l’électricité pour alimenter les fours de la verrerie, au lieu du gaz, très émetteur de CO₂. Le repreneur a annoncé vouloir faire de Duralex « le verre le plus vert au monde ».

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