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Après plusieurs semaines pluvieuses, les beaux jours apparaissent et les petits fruits aussi. Les auto-cueilleurs l’ont compris et s’attaquent déjà aux arbustes de camerises de la Vallée de la Matapédia.
À Val-Brillant, des couples et des familles se promènent avec leurs chaudières et leurs casquettes dans la Vallée de la Framboise. La première récolte de fruits est fructueuse pour plusieurs.
Première cueillette de la saison et on tenait à venir aux camerises cette année, lance Pierre-Alexandre Beaulieu, accompagné de ses deux enfants et de sa conjointe.
Il y en a vraiment, c’est très, très abondant!

Pierre-Alexandre Beaulieu et sa famille cueillent pour la première fois des camerises.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Quelques buissons plus loin, Danielle Lavoie récolte des camerises pour ses projets de confiture. Je ne connaissais pas le fruit comme tel, ce n’est pas mauvais, décrit-elle.
Ces petites baies ont particulièrement bénéficié du temps pluvieux et grisonnant du mois de juin pour grandir, malgré des nuits plus fraîches.
L'origine de la camerise vient de la Russie, donc si ça pousse en Russie, ça va pousser en Gaspésie, il n'y a aucun problème!

La camerise demande moins de chaleur que la framboise pour mûrir et les conditions du mois de juin offrent un fruit mûr aux cueilleurs.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Selon Environnement Canada, le mois de juin a reçu 25 % plus de précipitations que la normale. La suite de l’été s’annonce cependant un peu plus sèche, précise Simon Legault, météorologue.
À titre indicatif, 110 millimètres sont tombés dans le secteur de Causapscal, pour une normale au mois de juin d’environ 90 millimètres. L’ancien propriétaire de la Vallée avoue qu’il avait tout de même hâte que la pluie s’arrête.
Là, on est dans l'abondance, ajoute Jean-Paul Lebel. Les tables sont pleines, il vente, il fait frais, le fruit est à son meilleur!

Jean-Paul Lebel a fondé la Vallée de la Framboise en 1994. Depuis, ses filles ont repris le flambeau de l’entreprise et il continue de s’occuper des champs.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Les mains derrière les baies
Dans les prochaines semaines, les cueilleurs pourront rapporter chez eux une diversité de victuailles : rhubarbe, framboise, bleuet, cassis, groseille, gadelle.
Cette abondance de baies n’est pas seulement le fruit de dame Nature. C'est aussi celle des travailleurs mexicains et guatémaltèques qui ont préparé les cultures, depuis leur arrivée dans les champs, au début du printemps.

Les fraises sont mûres et n'attendent que d'être consommées.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
On essaye de faire de notre mieux, rapidement et bien, affirme Alberto Jesús Tenejero Luis.
Le mexicain ne connaissait pas la camerise : c'est un peu surette, mais savoureux!, décrit-il.
La région est magnifique, très paisible et les gens sont très sympathiques.
L’entrevue avec Alberto Jésus Tenejero Luis a été réalisée en espagnol. Ses propos ont été librement traduits afin d’uniformiser le texte.

Alberto Jésus Tenejero Luis explique que son travail au Québec propose un meilleur salaire et des perspectives de vie plus intéressantes qu'au Mexique. À sa gauche se trouve son collègue, originaire du Guatemala.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
L’ancien propriétaire se dit très fier du travail des cueilleurs, notamment en raison des conditions pluvieuses. Ils ont désherbé en tabarnouche! Fais le tour des champs, si tu trouves qu’ils sont super beaux, c'est grâce à eux.
On est très, très heureux. Ici au Québec, au Canada, s'il n'y avait pas de travailleurs étrangers, ben on aurait de la misère à manger, c’est aussi simple que ça!

Claudine Lebel est la copropriétaire de la Vallée de la Framboise ainsi que la fille de Jean-Paul Lebel.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Désormais, les deux jumelles de Jean-Paul Lebel ont repris l’entreprise familiale. On ne pouvait pas demander mieux, précise le père.
Une fois la saison de la fraise, de la camerise et de la rhubarbe terminée, le fondateur de la Vallée de la Framboise estime que la framboise sera prête à être cueillie autour du 20 juillet.
Si dame nature reste fine, on devrait avoir une très, très bonne année!, souhaite-t-il.
À partir du reportage de Gala Dionne


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