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À un âge où plusieurs jeunes de 11 ans souhaitent profiter de l’été avec leurs amis, ou encore aller s’amuser dans un camp de vacances, Christian, lui, opère rigoureusement un kiosque de limonade.
Impossible de manquer le petit kiosque jaune, bleu et rouge en bordure de rue dans le secteur Trois-Rivières-Ouest. Dedans est posté le jeune entrepreneur trifluvien, qui attend patiemment ses clients.
Au menu : de la limonade jaune et rose, des biscuits et des brownies, offerts à des prix variant entre 50 cents et un dollar.
Sa production est organisée. Il a des sacs pour emporter, des assiettes pour ceux qui veulent manger sur place, des verres et le matériel pour garder sa limonade froide et rafraichissante.

Christian sert de la limonade aux passants qui visitent son kiosque, qu'ils arrivent à pied, en voiture ou à vélo.
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau
Christian ne se souvient pas précisément depuis quand il exploite son commerce. Ça fait peut-être trois ou quatre ans, dit-il pensif.
J’avais demandé à ma mère si je pouvais avoir un travail, mais elle m’a dit que c’était seulement à 15 ans que je pourrais travailler…., se rappelle-t-il.
L’inspiration lui est venue lors d’un séjour en Ontario, après avoir aperçu un autre enfant qui tenait son propre stand de limonade.
Je trouvais ça jeune qu'à 8 ans il ait envie de travailler, mais bon, il a des projets plein les poches ce petit homme ! On l'a simplement aidé et on a continué son projet. On est embarqué à 100%, souligne sa maman.
Tel tout bon entrepreneur, Christian se fixe des objectifs de ventes, qu’il atteint sans trop de difficulté.
Chaque année je me donne un objectif. Cette année, c’est une guitare électrique, mais il me manque juste 13$... Je pense que je vais me donner un autre objectif, confie Christian.
Le vendeur de limonade souhaite également agrandir son offre. Cette année, j'aimerais m'acheter une machine à slush pour le kiosque, indique-t-il.
Une certitude demeure : le jeune entrepreneur possède une vision claire pour la continuité de ses affaires. Je compte poursuivre un an ou deux, puis je passerai le flambeau à mon frère ou à ma sœur , affirme-t-il avec assurance. Preuve irréfutable que la relève est déjà prête à assurer le futur du kiosque.
Avec les informations de Léa Lauzon.


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