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La ruée vers les pneus d’hiver lancée à Sept-Îles

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Chez Pneus SP, à Sept-Îles, les garagistes ne chôment pas à cette période de l'année. Même si la date limite officielle pour faire poser ses pneus d'hiver est le premier décembre au Québec, certains garages commencent déjà à afficher complet jusqu'en novembre.

La folie furieuse est commencée depuis qu'il y a eu une tempête de neige vendredi. Disons que les téléphones sont rouges pas mal, lance d’emblée le propriétaire de Pneus SP, Samuel Poulin.

Face à cette affluence, le propriétaire fait appel à tout le renfort qu’il peut avoir, même de la part de la famille. Or, pour le père de Samuel, Gabriel Poulin, cet aide n’a rien de nouveau. Il travaille aux côtés de son fils depuis le tout début des activités de l'entreprise, il y a environ cinq ans.

Deux hommes, un plus âgé portant une casquette et une chemise à carreaux gesticulant de la main, et un plus jeune écoutant attentivement, discutent dans l'atelier mécanique.

Gabriel Poulin et son fils Samuel, propriétaire de Pneus SP, discutent au cœur de l'atelier durant une journée bien remplie.

Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti

Pour ce retraité et passionné de mécanique, ce pic d'activité automnal fait tout simplement partie de la routine. Faut rentrer le véhicule, le lever, dévisser les écrous. Des fois, il y a des écrous qui ne veulent pas dévisser. Quand ça va bien, tout va bien. Quand ça va mal, c'est là que c'est plus long. Mais en général, ça va bien, dit-il sans détour.

Économiser, mais à quel prix?

Pour les deux hommes, ce qui semble changer, ce sont plutôt les habitudes des automobilistes. Selon Samuel Poulin, la hausse du prix des pneus et d’autres pièces automobiles pousse plusieurs usagers de la route à couper les coins ronds en repoussant certaines réparations.

Les résultats sont parfois plus dangereux et souvent plus coûteux.

Vue en hauteur de l'intérieur d'un atelier mécanique où deux véhicules sont soulevés par des ponts élévateurs pendant que des techniciens s'affairent au changement de pneus.

Les ponts élévateurs du garage Pneus SP tournent à plein régime alors que l'affluence de véhicules s'intensifie.

Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti

Le monde étire beaucoup plus leur affaire, remarque-t-il. Juste la semaine dernière, on avait suggéré à un client de venir faire ses freins. Il a voulu étirer ça, puis ça a coûté deux étriers et toute la garniture arrière au niveau des freins. La facture était deux ou trois fois plus chère que s'il était venu deux semaines plus tôt.

D’autres se tournent vers des pneus à prix réduits ou de marque chinoise trouvés sur Internet. Si ces choix restent sécuritaires, ils peuvent comporter un compromis sur la durabilité.

Un mécanicien travaillant avec des gants prépare une roue installée sur une machine de montage et d'équilibrage de pneus dans un garage.

Un employé s'affaire à la préparation et au montage des pneus sur le démonte-pneu automatique.

Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti

Tous les pneus qui sont vendus sur le marché au Canada sont sécuritaires, indique le porte-parole de CAA-Québec, Simon Bourassa. Ces pneus vont vous offrir une bonne performance la première année. Par contre, elle va se détériorer très rapidement au niveau de la bande de roulement et des capacités d’évacuation d’eau.

On pense faire une économie, mais au final, en est-ce réellement une s’il faut les changer prématurément?

Le bon pneu pour la cause

Mais une fois les pneus changés, encore faut-il qu'ils soient en bon état pour prendre la route. Selon une étude d'observation de CAA-Québec, plus d'un véhicule sur quatre roulait sur des pneus dont l’état était non sécuritaire ou dangereux l'hiver dernier. L'organisme recommande donc de commencer la saison avec au moins 6/32 ᵉ de pouce de profondeur de rainure.

D’ailleurs, tous les pneus ne sont pas créés égaux pour affronter l’hiver canadien.

Gros plan sur une main désignant le symbole d'un flocon de neige à l'intérieur d'une montagne moulé sur le flanc d'un pneu d'hiver.

Samuel Poulin pointe le pictogramme d'un pneu d'hiver avec la montagne et le flocon de neige, symbole d'homologation obligatoire.

Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti

Ça prend vraiment le logo obligatoire homologué sur le côté du pneu, rappelle Samuel Poulin. Tu peux avoir un pneu quatre-saisons qui n'est pas homologué, mais ça, au niveau de la loi, ça ne passe pas.

En cas de non-respect de la réglementation entre le 1er décembre et le 15 mars inclusivement, les automobilistes s'exposent à des amendes allant de 200 à 300 dollars, selon le ministère des Transports et de la Mobilité durable.

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