Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La relève autochtone invitée au MAC pour explorer la mémoire

2 hour_ago 29

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Les artistes Marly Fontaine et Sierra Barber, d'origine innue et kanien'kehá:ka, font partie de la première cohorte du programme Habiter le MAC, qui offre à des artistes émergents un espace de création, du mentorat et un accompagnement professionnel pour développer leurs projets au Musée d'art contemporain (MAC) de Montréal.

Au total, ce sont six artistes de la relève qui ont accès aux ateliers en résidence jusqu’en décembre. Elles céderont alors leur place à une autre cohorte pour les huit mois suivants.

Outre la création, le programme prévoit des rencontres et des ateliers auxquels le public est invité.

C’est un aspect qui enthousiasme particulièrement Marly Fontaine, puisque le dialogue et l’échange sont la base de son travail.

Quand je fais une performance ou une conférence, c'est la discussion qui vient après qui est importante, observe l’artiste innue de 37 ans, originaire de Uashat mak Mani-utenam.

Marly Fontaine a installé des poufs pour les visiteurs qui viendront dans son local. Elle a aussi apporté son ordinateur afin de poursuivre son projet au doctorat en arts et culture orale innue, à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Marly Fontaine dans son espace de travail au MAC

Les échanges et les rencontres nourrissent l'oeuvre de Marly Fontaine.

Photo : Radio-Canada / Ximena Sampson

Habiter le MAC n’est pas une résidence d’artiste classique. C’est plutôt un espace pour permettre aux artistes d’expérimenter sans atteindre de résultats concrets. Il n’y aura notamment pas d’exposition à la fin. Les artistes profitent également de l'expertise des intervenants du musée, qui les accompagnent dans le développement de leur carrière.

Marly Fontaine compte profiter de l’opportunité qui lui est offerte pour continuer d’explorer le sujet qui l’habite : sensibiliser les gens à la réalité de l'histoire des Autochtones, et, en particulier, les pensionnats.

Elle a plusieurs projets en tête, dont des sculptures de savon, pour évoquer le fait que les pensionnaires devaient laver leur langue avec du savon s’ils parlaient leur langue maternelle.

Les ceintures de chasteté réalisées par Marly Fontaine.

Marly Fontaine a réalisé deux ceintures de chasteté pour enfants. Sur la version masculine, elle a inscrit le numéro de bande d’un ancien pensionnaire qui a vécu des abus sexuels. Sur la version féminine, c’est son propre numéro. « Je me considère comme un dommage collatéral des pensionnats en ayant moi-même vécu des abus sexuels lorsque j’étais enfant », explique-t-elle.

Photo : Radio-Canada / Ximena Sampson

Malgré la violence qu’elle a subie pendant une grande partie de sa vie, Marly Fontaine n’est plus en colère. Vivre dans la colère, c’est malsain et ça ne te fait pas avancer, croit-elle.

Comment peut-on être dans la réconciliation si on est en colère? C'est impossible.

Dans une de ses performances, elle s’est fait tatouer son numéro de bande sur l’avant-bras, une référence à l'Holocauste des juifs. À leur arrivée au camp de concentration d'Auschwitz, les détenus sélectionnés pour le travail forcé se faisaient tatouer un numéro de matricule sur l'avant-bras.

Dans une autre performance, elle portait une croix en bois et métal sur son dos, pour représenter l’Église qui s'efforce de façonner les enfants autochtones.

Le fait d'utiliser les pensionnats comme démarche artistique, c'est la croix que je dois porter, explique Marly Fontaine.

C'est toute l'histoire des pensionnats que je porte, et que j'essaie de transmettre pour tenter de sensibiliser les gens et qu'ils comprennent d'où vient notre douleur. C’est ce qui m'a aidée dans ma guérison.

Du perlage et des fraises

Pour Sierra Barber, l’art est une manière de réfléchir à son héritage mohawk.

Sierra Barber devant son tableau.

Sierra Barber travaille le perlage et la peinture à l'huile.

Photo : Radio-Canada / Ximena Sampson

C’est en voyant son père extérioriser ses émotions sur la toile qu’elle s’est mise à créer, elle aussi.

J'ai grandi en le regardant peindre, en observant son processus, son histoire, sa démarche, la façon dont il exprimait différentes choses à travers la peinture, explique l’artiste kanien'kehá:ka. Nos œuvres sont visuellement très différentes, mais notre façon d'envisager ce qui se joue dans l'œuvre est assez similaire.

Membre de la communauté des Six Nations de la rivière Grand, en Ontario, elle reprend des éléments du perlage popularisés à la fin du 19e siècle dans les produits vendus par les artisans haudenosaunee aux touristes qui visitaient les chutes du Niagara.

Ce style de perlage était destiné à un public victorien, mais il avait un sens culturel pour les artisans qui le réalisaient, explique-t-elle. Les perleuses dissimulaient des symboles dans les dessins, invisibles pour les acheteurs, même s’ils les avaient sous les yeux.

Il s'agit d'un moyen de survie culturelle à travers le perlage, ajoute Sierra Barber.

Nous sommes sur un territoire mohawk et il y a ici des histoires bien ancrées, même si on ne les voit pas forcément.

Le perlage et la peinture sont les deux langages qu’elle emploie pour créer une image. C'est comme si les perles entraient en lien avec la peinture, explique Sierra Barber. Le dessin perlé prolonge parfois l'image peinte à l'huile ou il s'y superpose, semblant ouvrir une fenêtre sur un autre univers.

Un tableau perlé de Sierra Barber.

Les fraises sont un symbole qui revient constamment dans les tableaux de Sierra Barber. « Dans la culture mohawk, c'est un symbole vraiment vibrant », précise l'artiste.

Photo : Radio-Canada / Ximena Sampson

J'aime envisager le sujet, les matériaux et la façon dont ils interagissent comme une histoire qui me permet d'évoquer ma propre identité et mon propre parcours.

Avec ses tableaux, elle tente de mettre en lumière ces histoires et d'explorer la mémoire, la mémoire inscrite dans le corps, qui se transmet d'une génération à l'autre. La mémoire du sang liée aux traumatismes, mais aussi l'amour et à tout ce qui, d'une certaine manière, est porté par le corps.

Rencontres avec le public

Le public est invité à rencontrer Marly Fontaine le 22 juillet et Sierra Barber le 2 décembre.

Elles participeront également à des ateliers de création cet automne et à des journées portes ouvertes au terme de leur résidence, les 5 et 6 décembre.

Le Musée d'art contemporain de Montréal est situé temporairement à Place Ville-Marie, au coin des rues Mansfield et Cathcart, en attendant sa réouverture, en 2028.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway