NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des milliers d’yeux cerclés de noir et de blanc scintillent ce vendredi soir au Festival Folk. Le groupe sensation Angine de Poitrine s’invite à l'événement manitobain, qui affiche complet cette année pour sa 51e édition.
Originaire de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, au Québec, le groupe de rock a d’abord séduit des millions d’internautes grâce à ses sonorités aussi intrigantes qu’entraînantes.
C’est sur la plateforme YouTube qu’il a cumulé des millions de visionnements grâce à la prestation en direct de son album éponyme (vol. II).
La vidéo, qui compte actuellement 17 millions de vues, a notamment permis au groupe de se faire connaître au-delà des frontières d’Internet et de se produire dans les plus grands festivals du pays.
Derrière ce phénomène se cache un duo dont les traits du visage demeurent inconnus du public. Khn et Klek de Poitrine se sont rencontrés pour la première fois à l’adolescence.
Leurs noms de scène et leur accoutrement atypique découlaient à l’origine d’une simple plaisanterie entre amis. Aujourd’hui, c’est cette singularité qui attire les spectateurs au Festival Folk, où la foule se bouscule pour admirer ses artistes préférés.
Lynley Traill, une habituée de l’événement, a elle aussi été emportée par la vague Angine de Poitrine. Comme pour beaucoup d'autres, les longues combinaisons et les masques en papier mâché ont tapé dans l'œil de la festivalière.
C’est tout simplement amusant. Je pense que j’aime quand il y a un concept, quand les artistes ont leur propre univers. Même s’il fait tellement chaud et qu’ils portent un costume, ils restent fidèles à leur style, explique Lynley Traill.
Des sonorités d'ailleurs
Bien qu’ils soient natifs du Québec, les deux musiciens ont choisi d'explorer des sonorités venues d’ailleurs. De leur guitare et de leur batterie s’évadent des mélodies tout droit inspirées du Moyen-Orient et de l’Europe de l’Est.
Ces notes, qui peuvent sembler curieuses pour les oreilles d’un public occidental, ne sont pourtant pas anodines, selon Caroline Traube, professeure titulaire à la Faculté de musique de l'Université de Montréal.
En occident, la musique la plus écoutée est sur une échelle de demi-ton. Nos oreilles sont donc habituées à ce découpage de l’octave et c’est un choix culturel.
La professeure insiste sur l'influence des différences culturelles quant à la sensibilité musicale. C’est vraiment de notre perspective occidentale qu’on va parler de microtonalité. Pour d’autres cultures, ce ne sont pas nécessairement de petits intervalles, ce sont des intervalles de taille normale, ajoute-t-elle.
L'agent du groupe, Sébastien Collin, est bien conscient du défi que représente le fait de jouer une musique considérée comme nichée devant un public différent. Il se félicite tout de même d’avoir relevé le pari.
C'est tellement particulier que le grand public risque de ne pas comprendre, mais c'est à la limite du parfait : ça donne une impression très dynamique et ça passe très bien auprès des gens, dit-il.
En activité depuis plusieurs années, le groupe de rock a fini par apprivoiser un public plus large.
Il nous est arrivé, pendant certains concerts, de jouer certains de ces morceaux et de voir les gens essayer de danser. Puis, les barrières commençaient à bouger et ils perdaient le rythme, parce que ce n’était pas tout à fait un motif de base en quatre temps, explique l'agent.
Le duo de rock est attendu au RBC Bluesfest d’Ottawa le 17 juillet prochain.
Avec les informations de Morgane Knoll


8 hour_ago
30



























.jpg)






French (CA)