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Le Quai d’Orsay et le ministère de l’intérieur étudient secrètement d’autres voies de sanctions contre la figure prorusse de CNews, ex-dirigeante de Russia Today France, chaîne financée par le Kremlin.

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Rassemblement contre la présence à l’antenne de Xenia Fedorova, devant les locaux de la chaîne de télévision CNews, à Paris, le 3 juin 2026. Rassemblement contre la présence à l’antenne de Xenia Fedorova, devant les locaux de la chaîne de télévision CNews, à Paris, le 3 juin 2026.

Depuis plusieurs jours, on la disait inquiète. Effrayée de voir son nom inscrit, mercredi 22 juillet, dans le nouveau paquet de sanctions européennes visant plus de 200 personnes et entités liées à la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine. Elle peut momentanément respirer. Après avoir obtenu le renouvellement, en 2024, de son droit de séjour en France pour dix ans, Xenia Fedorova échappe de nouveau à la menace d’une expulsion du territoire européen ou d’un gel de ses avoirs financiers réclamés par plusieurs élus depuis qu’elle relaie la voix du Kremlin dans différents médias du groupe Bolloré, dont CNews, l’une des principales chaînes d’info en continu.

Selon les informations du Monde, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui n’a pourtant jamais été en reste pour dénoncer dans les médias la « propagandiste patentée » du pouvoir russe, l’accusant encore le 14 juillet « d’annexer la mémoire nationale française au récit du Kremlin », n’a pas réclamé l’ajout, au nom de la France, de Xenia Fedorova à la liste des personnalités du 21e paquet de sanctions européennes. « Il n’y a aucune trace dans le système », confirme une source diplomatique proche de l’Elysée.

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