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Les personnes en situation d’itinérance ont désormais accès à un lit de La Piaule de Val-d’Or en tout temps si elles ont besoin d’un lieu pour se reposer.
Le projet de La Halte offre aux usagers une chambre privée pour un bloc de huit heures, quel que soit le moment de la journée où ils arrivent, sept jours sur sept.
La Piaule répond ainsi au besoin créé par la fermeture du refuge Chez Willie, le 1er juillet. Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or avait annoncé cette fermeture en 2024, en vue de réorienter son service de répit vers le logement social, avec le projet Anwatan-Miguam.
On ne voulait pas qu’il y ait des moments dans la journée où les gens n’avaient nulle part où aller, notamment en après-midi ou en début de soirée.
« En se transformant en halte, on est en mesure de répondre à un plus grand nombre de personnes sur un plus grand continuum de temps », souligne Mme Dagenais.

Anna Dagenais, directrice adjointe de La Piaule. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
La Halte s’ajoute aux autres services toujours offerts par La Piaule, soit le centre de jour et le centre d’hébergement d’urgence Le Nomade, situé dans l’ancien Superclub Vidéotron.
Pendant leur bloc de huit heures, les usagers de La Halte disposent d’un lit pour dormir ou relaxer, en plus de recevoir une collation ou un repas, selon le moment de la journée.
Un modèle qui fait ses preuves
Selon Anna Dagenais, ce modèle fait déjà ses preuves à Québec, au centre Lauberivière.
On agit davantage selon les besoins de la personne, pas sur ce dont on pense que les personnes ont besoin, fait-elle valoir. Ça les amène à une meilleure autogestion de leur temps. On voit déjà un grand effet sur la clientèle. Les gens sont plus calmes, moins en état d’intoxication, plus ''collaborants''.
Présentement, La Halte offre 12 places, jour et nuit, qui s’ajoutent aux 25 lits du refuge Le Nomade.
On répond à la demande actuelle. C’est en projet-pilote cet été, mais on va s’ajuster cet automne et cet hiver si on voit que les besoins ne sont pas tous comblés. On ne laissera jamais personne dormir dans la rue, mentionne Mme Dagenais.


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