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La congestion routière intense autour de l’aéroport Montréal-Trudeau met à rude épreuve la patience des voyageurs et des automobilistes qui tentent de se rendre au débarcadère de l'aérogare.
Lundi, en fin de journée, les automobilistes devaient mettre jusqu’à une heure pour parcourir le dernier kilomètre qui les séparait du débarcadère de l’aéroport, selon le chronométrage du quotidien La Presse.
La congestion est telle que de nombreux passagers décident de marcher ce dernier kilomètre en bordure de la route en traînant leurs valises dans la neige et le froid pour ne pas manquer leur vol. Ce qui n’est pas recommandé par Aéroports de Montréal (ADM).
Les autorités aéroportuaires recommandent aux voyageurs d’arriver au moins trois heures avant le départ de leur vol en raison du volume record de passagers qui saturent les installations.

Des passagers pris dans les embouteillages sont régulièrement contraints de continuer à pied pour ne pas manquer leur vol. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi
Questionnée sur cette situation au micro de l’émission Tout un matin, sur ICI Première, la porte-parole d’Aéroports de Montréal, Anne-Sophie Hamel, a expliqué que l’aéroport connaît un achalandage très élevé depuis la fin de la semaine dernière.
Vendredi […] était notre journée la plus occupée. Selon Mme Hamel, les infrastructures d’accueil de l’aéroport Montréal-Trudeau, notamment le débarcadère, sont tout simplement saturées.
On fonctionne à presque 150 % de capacité, a-t-elle ajouté.
Il n’y a pas que la hausse de l’achalandage qui est en cause. D’importants travaux en cours à l’aérogare compliquent aussi beaucoup les déplacements dans le secteur.
Ironiquement, ces travaux doivent servir à décongestionner les accès à l’aérogare.
On a amorcé de vastes travaux à l'aéroport qui nous a amenés à fermer le stationnement étagé. On va le déconstruire et donc il y a un transfert modal qui s'est opéré. Les gens, comme ils savent qu'il y a moins d'espace de stationnement à YUL, bien ils sont plusieurs à venir se faire reconduire [à l’aéroport], donc ça ajoute à la congestion, a expliqué Anne-Sophie Hamel.
Utilisez les débarcadères alternatifs
Maintenant, que peut-on faire pour éviter toute cette congestion si on doit se rendre à l’aéroport?
Selon la porte-parole d’ADM, plusieurs débarcadères alternatifs desservis par des navettes ont été aménagés dans les stationnements et les terrains avoisinant l’aéroport.
Ce sont des débarcadères express. Il y en a un tout près du stationnement P4, il y en a un dans le stationnement P10. Ce sont des endroits qui permettent vraiment d'éviter une bonne partie de la congestion routière. On conseille fortement aux gens de les utiliser.
Ils sont sous-utilisés actuellement, déplore Mme Hamel. Les gens ne connaissent pas leur existence ou ne veulent pas déroger à leurs habitudes d'aller en façade de l'aérogare. Mais les gens qui les utilisent les apprécient énormément.
Comme les débarcadères alternatifs sont reliés à l’aéroport par des navettes qui empruntent des voies de contournement, il ne faut en général que quelques minutes pour franchir la distance qui sépare ces débarcadères des portes de l’aéroport, assure la porte-parole d’ADM.
Est-il possible de se rendre à ces débarcadères alternatifs sans devoir se retrouver coincé dans la bretelle qui conduit à l’aéroport?
Oui, assure Anne-Sophie Hamel. Si on parle du débarcadère P4, par exemple […] pour quelqu'un qui arrive par l'autoroute 20 Ouest, on sort à la sortie qui suit la sortie habituelle pour l'aérogare. […] Ça nous amène par le rond-point Dorval et on évite une partie de la congestion routière.
À quand le REM?
La solution la plus attendue à la congestion monstre autour de l’aéroport est la mise en service du Réseau express métropolitain (REM), qui doit relier l’aérogare quelque part en 2027.
L’échéancier tient toujours, indique Mme Hamel.

La future station du REM nécessitera d’excaver 1 million de mètres cubes de roc sur 35 mètres de profondeur.
Photo : CDPQ Infra
L'avancement des travaux nous laisse croire que c'est un objectif qui est atteignable. C'est sûr que l'ouverture du REM va nous donner une très bonne soupape, elle va nous aider beaucoup. Et puis, en 2028, ajoute-t-elle, on va avoir nos premiers débarcadères qui vont avoir été reconstruits et qui vont venir nous aider aussi.
On investit 10 milliards de dollars sur les 10 prochaines années pour revoir tout ça. On va tripler la capacité de notre débarcadère principal, ce n'est pas rien.


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